A 16:18 dans Internet

e-G8 : Une vision étriquée d’Internet

25
MAI
2011
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Nicolas Sarkozy en colèreSelon M. Sarkozy, Internet est « un secteur d’activité essentiel à la croissance ». En effet, c’est d’ailleurs l’aspect qui semble avoir été évoqué à ce sommet en dehors de la réglementation d’Internet. C’est lors d’un contre-sommet que l’opposition se fait entendre, déclarant qu’Internet n’était pas correctement représenté lors de ce forum.

Quand on parle de réglementation, on parle de contrôle et de sanctions. Notre président est doté d’une vision répressive d’Internet. Une lettre écrite le 29 septembre 2010 à Bernard Kouchner le démontre : « il ne serait pas concevable en effet que l’Internet se développe comme une zone de non-droit, que nos efforts pour mieux réguler l’économie s’arrètent au monde de l’Internet » . C’est dans cette optique que le forum de l’e-G8 a été organisé.

Selon Jérémie Zimmerman, porte-parole de la Quadrature du Net, ce forum est un écran de fumée qui va permettre aux gouvernements d’avancer vers une régulation des réseaux. Le monde quasi-virtuel d’Internet est menacé de devenir encore plus réglementé le monde dans lequel nous vivons.

Logo RSF journée mondiale contre la cyber-censure, reporters sans frontièresFacebook, eBay ou encore Youtube sont omniprésents sur la toile. Toutefois, l’utilisation de ces services peut être bridée comme on le voit en Chine ou en Iran. Internet a permis aux révolutionnaires de communiquer entre eux pendant le printemps arabe. De plus, l’atteinte aux liberté fondamentales comme la liberté d’expression n’a fait que donner de l’ampleur à la rébellion.

Seules les grands industriels et les ayants-droit ont été conviés à ce forum. Selon Lawrence Lessig, ces derniers n’ont aucune légitimité pour représenter Internet. Même vent de de mécontentement pour Reporters Sans Frontières qui déplore l’absence de messages envers les pays qui interdisent formellement les échanges et l’information sur la toile.

Il est aussi fort étonnant que, malgré les débats et ateliers sur les échanges de données et la vie privée, la CNIL ne soit pas invitée. Plusieurs questions se pausent alors : qui était là pour représenter les utilisateurs ? Qui nous a représenté face à Mark Zuckerberg, l’homme derrière Facebook ? Qui a pris la défense de nos données personnelles si souvent vendues et revendues ?

Nous ne remettrons pas en cause la question des droits d’auteurs ou le problème de la cyber-criminalité. En revanche ne nous méprenons pas comme notre président en faisant d’Internet une structure qui effraie par sa croissance rapide et qu’il faut réglementer. Faisons plutôt de ce réseau, un merveilleux outils d’échange, de partage et de création.

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