Coyote veut la peau de Waze

16
DEC
2013
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WazeLa mondialisation peut faire des dégâts même dans le monde des applications mobiles. Waze, l’application GPS communautaire, suscite la colère du dirigeant de Coyote, le spécialiste de la détection de radars de routes. En indiquant avec précision leur localisation, Waze enfreint la législation française et se pose en concurrent déloyal.

Waze n’est plus le GPS communautaire aux icônes rigolotes. Après avoir été rachetée plus d’un milliard de dollars par Google, la success story du web suscite la colère des constructeurs de GPS (Garmin, Tom Tom) et d’applications routières à commencer par le Français Coyote.

Didier Quillot, PDG de Coyote, Waze lui fait de la concurrence déloyale en s’affranchissant de loi française. « Waze indique la localisation exacte des radars et les contrôles d’alcoolémie, ce qui est contraire à la réglementation française. Je suis victime de concurrence déloyale » déclare, le patron du service Coyote.

Capture d'écran Waze avec présence d'un radar

En effet, Waze est non seulement un service GPS gratuit très performant mais avec sa dimension communautaire, cette application rend des services qui vont bien au-delà du guidage. Tous les membres de la communauté Waze peuvent signaler la présence d’accidents, de policiers et de radars (fixes et mobiles). De plus, le siège de Waze étant situé à Tel Aviv, l’application échappe à la législation française en matière de détecteur de radar. Depuis janvier 2012, les avertisseurs de radars sont interdit. Cependant, Coyote et les autres fabricants de GPS contournent la législation en indiquant des zones de danger ou des zones à risques présentes sur la route. Toutefois, les informations communiquées sont bien moins précises que celles de Waze.

De plus, depuis que Waze a été rachetée par Google, ses informations sont intégrées dans Google Maps. Ainsi, d’un cercle d’initiés, les données Waze s’adressent à tous les utilisateurs d’un smartphone Android.

Pour lutter contre cette concurrence déloyale, Didier Quillot en appelle à Matignon, à la sécurité routière et à Fleur Pellerin, mais selon Les Echos, ces appels resteraient lettres mortes. Quant à Google, s’il dit faire ce qu’il faut pour se mettre en conformité avec la foi, les utilisateurs de Waze peuvent constater que les radars sont toujours présents.

Pour autant, Waze a aussi ses limites. Contrairement au Coyote, l’application ne propose aucune alarme sonore en cas de présence de danger, de radar ou de policier, si bien que pour être informés, les conducteurs doivent regarder en permanence leur smartphone. Ainsi, Waze ne fournit pas le même confort que Coyote. D’ailleurs, malgré ses 12 €, la start-up française, ne semble pas encore être affectée par l’arrivée de Waze. Elle compte aujourd’hui 800 000 utilisateurs payants contre 60 millions dans le monde dont près de 3 millions en France pour Waze.

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