A 13:48 dans Corse, Fibre optique, SFR

Fibre en Corse : l’Etat demande l’annulation du marché remporté par SFR

20
MAI
2019
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Nouveau couac pour le déploiement de la fibre en Corse : la préfecture de l’île demande son annulation, pointant un possible « favoritisme régional »

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Déploiement fibre CorseLes obstacles s'accumulent pour le déploiement de la fibre en Corse. Déjà objet d'une enquête judiciaire, l'attribution à SFR du marché portant sur la desserte FttH de l'ensemble de la zone d'initiative publique d'ici à 2023 est désormais dans le collimateur de l'Etat. La préfète de l'île, Josiane Chevalier, a en effet introduit un recours auprès du tribunal administratif visant à annuler le contrat de délégation de service public (DSP) remporté par l'opérateur au carré rouge.

Fibre en Corse : favoritisme régional ?

Si l'intéressée n'a pas souhaité s'étendre sur les raisons de cette initiative, quatre irrégularités auraient été relevées, selon les informations de France 3 Corse. L'une d'entre elle est connue : Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse, ne s'est pas privé de publier un passage du document transmis par la représentante de l'Etat sur l'île. Y sont pointées les préoccupations de l'exécutif corse en matière d'impact de la DSP sur l'emploi local, manifestées dès l'analyse des offres présentées.

Pour la préfecture, il s'agit d'un vocable susceptible de dénoter une "volonté de favoritisme régional", laquelle "fragilise sérieusement la procédure". Des réserves qui font écho au volet judiciaire du feuilleton, la parquet de Bastia soupçonnant quant à lui d'"éventuelles contreparties" du délégataire SFR sous forme d'attribution de travaux de génie civil aux entreprises locales.

"Déclaration de guerre"

Argument irrecevable pour Gilles Simeoni. L'élu réaffirme ainsi que l'attribution s'est déroulée dans les règles et a conduit au choix du mieux-disant. Avec notamment un déploiement en 5 ans promis par SFR, contre 10 ans et 60 millions d'euros de plus pour la proposition concurrente d'Orange. Fort de ces arguments, le président de l'exécutif corse dénonce rien moins qu'un "coup bas" et une "déclaration de guerre" de l'Etat, avec lequel les relations sont pour le moins tendues depuis des mois.

 

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