Après les évacuations et l'intervention des secours, le retour à la normale est engagé dans les zones sinistrées. Nous avons analysé six relevés de l'ARCEP, entre le 24 juillet et le 11 août, dans 20 communes directement touchées ou évacuées.
De 29 indisponibilités à seulement 8 en deux semaines
Le 24 juillet, 9 indisponibilités étaient recensées dans notre panel. Leur nombre a ensuite fortement augmenté pour atteindre 29 le 28 juillet, avant de diminuer régulièrement.
| Date | Gironde | Landes | Var | Total |
|---|---|---|---|---|
| 24 juillet | 1 | 3 | 5 | 9 |
| 28 juillet | 22 | 4 | 3 | 29 |
| 31 juillet | 21 | 1 | 3 | 25 |
| 4 août | 15 | 0 | 3 | 18 |
| 8 août | 10 | 0 | 0 | 10 |
| 11 août | 8 | 0 | 0 | 8 |
Entre le pic du 28 juillet et le dernier relevé, la baisse atteint environ 72 %. Surtout, la géographie des incidents a complètement changé : le 11 août, toutes les indisponibilités encore recensées dans notre panel se trouvent en Gironde.
Notre panel compte par ailleurs 258 sites mobiles exploités par les quatre grands opérateurs, selon les données du premier trimestre 2026 de l’ARCEP. Au pic du 28 juillet, 29 étaient déclarés indisponibles, soit environ 11,2 % du parc étudié. Le 11 août, cette proportion était retombée à 3,1 %.
Ce reflux suit le retour des habitants. En Gironde, l'incendie parti de Saumos le 22 juillet a parcouru environ 42 000 hectares et entraîné l'évacuation préventive de plus de 220 000 personnes dans 24 communes. Dans les Landes, plus de 23 000 habitants avaient notamment dû quitter Biscarrosse et Parentis-en-Born.
Landes et Var : plus aucune indisponibilité dans les communes étudiées
À Biscarrosse, quatre indisponibilités étaient recensées le 28 juillet, avec les quatre grands opérateurs concernés. Il n'en restait plus qu'une le 31 juillet et aucune à partir du 4 août. Parentis-en-Born et Sanguinet n'en comptent pas davantage au 11 août.
Dans le Var, des incidents ont été relevés à Correns, Cotignac, Montfort-sur-Argens, Barjols ou Brue-Auriac. Mais plus aucun n'apparaît dans les relevés des 8 et 11 août.
Dans les onze communes landaises et varoises étudiées, aucune station n'est ainsi déclarée indisponible dans notre dernier relevé.
En Gironde, Le Porge concentre encore les indisponibilités
Le 28 juillet, 22 indisponibilités étaient comptabilisées dans les neuf communes girondines analysées : quatre à Saumos, six au Temple et neuf au Porge.
À Saumos, la décrue est très nette : quatre indisponibilités les 28 et 31 juillet, deux le 4 août, une le 8 août et plus aucune le 11 août.
Le Porge reste le principal point de vigilance avec cinq sites-opérateurs encore indisponibles. Le Temple, Audenge et Lège-Cap-Ferret en comptent chacun un.
Ces huit incidents ne doivent toutefois pas être automatiquement attribués aux incendies. Trois ont commencé au mois d'août. À Lège-Cap-Ferret, l'incident du 11 août n'a même débuté que la veille. Seuls cinq avaient commencé avant le 1er août et peuvent s'inscrire dans la continuité des perturbations observées pendant les feux.
Une antenne indisponible ne signifie pas que toute la commune est privée de réseau
Les données de l'ARCEP recensent les stations déclarées en panne ou en maintenance lorsqu'elles ne fournissent plus certains services. Elles ne permettent pas de savoir combien d'habitants sont effectivement privés de réseau.
Une antenne voisine peut prendre le relais. À l'inverse, une saturation peut dégrader les communications sans qu'une station soit déclarée indisponible.
Pendant les incendies, Bouygues Telecom a utilisé des antennes-relais provisoires, tandis que Free a installé une station mobile de forte capacité au Parc des Expositions de Bordeaux, où étaient accueillies des personnes évacuées.
Pour vérifier la situation autour de chez vous, DegroupTest propose également :
- sa carte des réseaux mobiles, pour comparer la couverture des opérateurs ;
- sa page panne, pour vérifier les incidents en cours.
Les réseaux ont retrouvé une situation nettement meilleure qu'au plus fort des incendies. Mais parler de retour complet au niveau d'avant-crise serait prématuré : notre premier relevé date du 24 juillet, deux jours après le départ du feu de Saumos. DegroupTest refera un point fin août pour vérifier si les dernières indisponibilités girondines ont à leur tour disparu.