Les Français consomment en moyenne 18,4 Go de données mobiles par mois, selon les dernières données de l'Arcep. Pourtant, beaucoup d'utilisateurs continuent de chercher des forfaits avec une faible enveloppe de gigas pour payer moins cher.
Mais aujourd'hui, réduire le nombre de Go inclus n'est plus forcément le meilleur calcul.
Entre les petits forfaits qui offrent parfois trop peu de marge et les offres 5G beaucoup plus généreuses pour quelques euros de plus, le rapport entre prix et quantité de data a profondément changé.
Les Français consomment plus de data que certains petits forfaits en proposent
Avec une consommation moyenne de 18,4 Go par mois, les Français utilisent désormais davantage de données mobiles qu'il y a quelques années. Cette progression s'explique notamment par la généralisation de la 4G et la montée en puissance de la 5G, mais aussi par de nouveaux usages : les réseaux sociaux, les jeux en ligne, les vidéos et la musique en streaming...
Le problème, c'est qu'il n'y a plus vraiment d'abonnement avec le bon volume de gigas.
Les utilisateurs ont aujourd'hui le choix entre des forfaits pas chers, mais avec seulement 10 Go de data, ou des offres plus généreuses, mais forcément un peu plus chères.
Sur le papier, l'équation semble simple : beaucoup d'abonnés sont tentés de consommer moins de gigas pour payer moins cher. Mais dans la pratique, cette stratégie peut rapidement atteindre ses limites. Voire même se montrer contreproductive.
Les petits forfaits ne sont plus forcément les plus intéressants
Aujourd'hui, un forfait avec 10 Go de données mobiles coûte généralement autour de 6,99€ ou 7,99€ par mois. Un prix qui peut sembler intéressant, mais qui ne laisse aucune marge de manœuvre aux utilisateurs.
On est en deçà de la consommation moyenne mensuelle de data des Français. Et même en réduisant la voilure, il est difficile de se limiter à 10 Go, sauf à se connecter en Wi-Fi dès qu'on peut.
Avec seulement 10 Go, il suffit de quelques usages intensifs pour voir son enveloppe fondre comme de la neige au soleil :
- regarder régulièrement des vidéos en haute définition ;
- partager sa connexion avec un ordinateur ou une tablette ;
- télécharger des fichiers volumineux ;
- jouer à des jeux en ligne.
Le risque est alors de dépasser son enveloppe et donc de devoir payer plus cher son abonnement à cause du hors forfait. Une économie de quelques euros par mois peut donc disparaître au moindre dépassement.
À l'inverse, pour seulement quelques euros supplémentaires, il est souvent possible d'accéder à des forfaits beaucoup plus généreux. Malgré la hausse des prix, certaines marques qui appartiennent à de grands opérateurs proposent ainsi des offres avec 50 ou 100 Go de data, parfois même avec la 5G, pour environ deux euros de plus qu'un forfait de 10 Go.
Le calcul est alors vite fait : payer légèrement plus cher au départ peut éviter de se retrouver limité en cours de mois.
Le bon réflexe : définir son minimum de gigas, pas viser le forfait le plus petit
Le meilleur choix n'est donc pas forcément de prendre le forfait avec l'enveloppe la plus faible possible.
La bonne méthode consiste plutôt à :
- regarder sa consommation réelle sur plusieurs mois ;
- définir le minimum de gigas dont on a réellement besoin ;
- comparer toutes les offres qui atteignent ou dépassent ce seuil ;
- choisir ensuite la moins chère.
Un utilisateur qui consomme régulièrement 15 à 20 Go aura probablement intérêt à regarder les forfaits autour de 50 ou 100 Go plutôt que de se limiter à une offre de 10 Go.
Les MVNO proposent une autre stratégie pour payer moins cher
Il existe toutefois une autre stratégie pour réduire sa facture : se tourner vers certains opérateurs mobiles virtuels (MVNO). Totalement indépendants des grandes marques.
Ces acteurs proposent parfois des forfaits très abordables avec une belle enveloppe de gigas, mais sans chercher à multiplier les services inclus. Leur approche est différente : proposer l'essentiel au prix le plus bas.
En contrepartie, il faut parfois accepter quelques compromis, comme l'absence de certaines options devenues courantes chez les grands opérateurs, à savoir la eSIM ou les MMS.
Maxime Blondet
Responsable éditorial DegroupTest