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E-cinema : 99 Homes, l’autre facette de la crise

23
MAR
2016
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Un an après sa récompense au Festival de Deauville, 99 Homes vient de sortir en e-cinema. Le film relate la crise du logement aux États-Unis à travers le prisme social et humain. Une autre manière de comprendre ce drame sans précédent.

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99 homes

Si l’on souhaitait parler de 99 Homes, c’est d’abord pour sa sortie en e-cinema. De plus en plus utilisée, cette stratégie consiste à lancer un film inédit en VOD avant de le retrouver sur grand écran. Une sortie en salles constitue toujours un risque d’échec pour toute production, raison pour laquelle certains distributeurs commencent à opter pour la solution e-cinema. L’exclusivité est conservée, la qualité reste excellente et le film s'invite directement chez vous.

De la qualité, 99 Homes n’en manque pas. Ramin Bahrani a pris le parti d’aborder la crise immobilière de manière humaine, loin des allusions ultra-techniques que l’on peut entendre dans The Big Short, sorti en début d’année. Ici, pas de termes économiques superflus. Pas de « subprimes », de « hedge funds » ou de « CDO ». Seulement des centaines de familles expulsées de leur logement du jour au lendemain.

Dans le rôle de l’agent immobilier sans scrupule, Michael Shannon continue son bonhomme de chemin. Celui de l’acteur le plus sous-estimé de sa génération mais qui s’en moque. Dans 99 Homes, on le retrouve en personnage véreux et insensible à son quotidien : expulser les locataires américains suite à l’explosion de la bulle immobilière. Un drame sur lequel il s’assoit pour obtenir des bonus juteux et entretenir son petit confort.

La Floride, épicentre de la crise

Face à lui, Andrew Garfield fait son retour après avoir joué dans The Social Network et The Amazing Spider-Man. Il incarne un jeune père à qui l’on ordonne de quitter son foyer en Floride, où de nombreux quartiers résidentiels ont fait l’objet de saisies immobilières. Accompagné de son fils et de sa mère, il quitte la maison de son enfance pour atterrir dans un motel de banlieue. Là-bas, il retrouve plusieurs familles qui ont déjà posé leurs valises en attendant de trouver mieux.

La suite raconte comment Dennis (Andrew Garfield) cherche à réparer la situation et retrouver un toit pour sa petite famille. Il sera amené à recroiser la route de Rick (Michael Shannon) pour mettre fin à ce cauchemar que des millions d’autres ont vécu. Un drame que 99 Homes raconte différemment des autres films sur le sujet. D’abord parce que le réalisateur a mis de côté les causes pour se pencher sur les conséquences humaines de la crise. Ensuite parce que les plans rapprochés et l’immersion totale au sein des foyers nous rappellent parfois les codes du documentaire. On en sort étonné, bouleversé. Preuve que le grand public a encore beaucoup à apprendre de ce qui a touché les États-Unis dans les années 2000.

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