Le Maine-et-Loire 100% fibre en 2022, le réseau confié à TDF

23
JAN
2018
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Au tour du Maine-et-Loire de dessiner son avenir en très haut débit. Celui-ci passera par la fibre pour tous, qui sera déployée par TDF en zones peu denses.

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Dans le Maine-et-Loire aussi, le programme très haut débit se précise. Il sera bien au rendez-vous pour tous les habitants en 2022, comme prévu par le plan France THD. Et qui plus est, intégralement en fibre optique jusqu’au domicile. Un programme que vient de dévoiler le syndicat mixte Anjou Numérique, porteur du projet, à l’occasion de la désignation par le Conseil départemental de l’attributaire du contrat de déploiement et d’exploitation du réseau public.

220 000 prises d’ici 2022

Ce sera donc TDF, qui signe là une jolie série, quelques jours seulement après avoir gagné la DSP Val-de-Loire Numérique sur les départements voisins d'Indre-et-Loire et du Loir-et-Cher). L’opérateur, qui avait trois concurrents sur ce dossier, se voit ainsi confier la construction, l’exploitation et la commercialisation du réseau d’initiative publique (RIP) du Maine-et-Loire pour une durée de 25 ans.

Première mission : la construction de 220 000 prises FttH d’ici à 2022. Ce sur l’ensemble du département, à l’exception d’Angers, Cholet et Saumur (et leur agglo), zones conventionnées, où Orange déploie sur fonds propres, et de quelques communes au statut spécifique (Ingrandes, Pruillé, Ecuillé, Solaire-et-Bourg).

 

Commercialisation en 2019

Après la signature officielle du contrat, en mars prochain, TDF s’attellera au déploiement dès le second semestre. Côté commercialisation, aucune date n’est précisée dans la dernière communication d’Anjou Numérique, alors que le département du Maine-et-Loire s’avançait jusqu’ici sur des premières prises ouvertes début 2019.

A cette occasion, TDF pourra compter sur un allié de poids : Bouygues Telecom, avec qui il a signé à l’automne dernier un contrat cadre national lui permettant de vendre ses offres FttH sur tous les réseaux TDF.

Du temps et de l’argent

Avec ce nouveau calendrier, le département gagne un peu de temps sur ses plans initiaux : le Schéma d’aménagement numérique (SDTAN) publié en 2016 envisageait en effet une complétude à horizon 2025, éventuellement 2023. Un peu de temps gagné donc, et surtout beaucoup d’argent économisé. Non seulement l’enveloppe globale est ramenée à 324 millions d’euros par rapport aux estimations d’avant-projet, mais elle comporte « une part optimisée de subventions publiques », souligne Anjou Numérique. L’investissement de TDF se monte en effet à 287 millions d’euros, là où la participation privée était initialement attendue à 114 millions.

Seuls 36,5 millions d’euros restent ainsi à charge des collectivités et de l’Etat, au lieu des 231 millions prévus au départ, la contribution directe des communautés de communes (EPCI) du Maine-et-Loire fondant au passage de 83,3 millions d’euros à… zéro. Un argument de poids pour convaincre en ces temps de rigueur budgétaire, la question du coût pour les communes et EPCI pouvant parfois suffire à remettre en cause un projet départemental.

Le Communiqué d'Anjou Numérique

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