A 13:42 dans Europe, Huawei, International

Les clés 3G chinoises dans le collimateur de Bruxelles

6
SEP
2010
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clé 3g du fabricant belge option
Le constructeur belge de clés 3G et de cartes data, Option, a déposé deux plaintes devant la Commission européenne contre les constructeurs chinois Huawei et ZTE les accusant de pratiquer un dumping sur ces produits et de bénéficier de facilités financières. L’enquête qui vient d’être ouverte pourrait durer 15 mois, une durée qui risque de lui être fatale.

L’explosion du trafic data et des nouveaux terminaux 3G que sont les tablettes tactiles ne semblent pas profiter aux entreprises européennes. Option, un constructeur belge de clés 3G qui doit faire face à la concurrence chinoise vient de porter plainte contre Huawei et ZTE, les deux leaders qui détiennent 90% du marché des clé 3G et cartes data.

HuaweiLe fabricant belge, le seul en Europe à concevoir ces équipements qui permettent de relier un ordinateur ou une tablette tactile à Internet via le réseau de téléphonie mobile, a vu sa situation se dégrader au point de risquer le dépôt de bilan. Option a réduit ses effectifs en passant de 700 personnes en 2007 à moins de 280 et a vu son chiffre d’affaires tomber à 147 millions d’euros en 2009, deux fois moins que trois ans auparavant. De plus, l’an dernier, il a essuyé une perte de 53 millions d’euros.

Baroud d’honneur ou dernière chance de survie ?

Logo ZTEPour enrayer ce déclin et lutter contre Huawei et ZTE, Option vient porter plainte contre ces deux fabricants. La première plainte pour dumping leur reproche d’inonder l’Europe avec des produits vendus à des prix nettement inférieurs à leur marché de référence, au point que la part de marché d’Option qui représentait 20% du marché en 2006 est tombée à moins de 5% aujourd’hui alors que le marché a été multiplié par 12.

« Le dumping consiste à vendre plus cher à l’étranger que sur son marché domestique. Or, jusqu’en 2009, il n’y avait pas de clés 3G en Chine » a déclaré ZTE.

Dans la seconde plainte, Option s’en prend aux importateurs chinois et leurs reproche « de bénéficier de crédits bancaires très supérieurs à leurs chiffres d’affaires, mais aussi d’un régime fiscal et de dispositions réglementaires favorables ».

Drapeau européenLa Commission européenne a ouvert une enquête suite à la première plainte et dispose de 45 jours pour en lancer une seconde. Si les conclusions plaident en faveur d’Option, alors elles pourraient conduire à un relèvement des droits de douanes sur ces modems pendant un maximum de cinq ans.

Lourdeur administrative ou manque de volonté des autorités européennes, la durée des enquêtes pourrait être de 15 mois, ce qui laisse assez de temps à Option pour déposer le bilan.

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