A 14:10 dans Mobile

Internet mobile en Europe : les forfaits français très bien lotis

16
MAI
2017
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Les forfaits européens offrent toujours plus de data à un prix toujours plus bas, souligne le consultant finlandais Rewheel. La France abrite certaines des offres mobiles les plus compétitives du continent.

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Plusieurs constats intéressants à la lecture du dernier observatoire Digital Fuel Monitor portant sur le 1er semestre 2017. L’étude réalisée par Rewheel nous apprend notamment que 15 pays de l’Union européenne proposent désormais des forfaits embarquant de l’Internet mobile illimité. Sans surprise, les marchés les plus généreux en la matière dessinent un arc reliant Etats d’Europe de l’Est, pays Baltes et pays scandinaves, prolongé jusqu’en Irlande. Une géographie complétée ces derniers mois par les Pays-Bas (T-Mobile, Tele 2) et bien sûr la France, grâce à la nouvelle offre Free Mobile.

La France, pays de l’Internet mobile pas cher

Notre pays s’affiche désormais comme le deuxième pays le moins cher d’Europe pour surfer sur smartphone. Le prix médian du giga s’y affichait à moins de 1 euro en avril 2017, derrière la Finlande, terre incontestable du giga bradé, ou il n’atteint que 30 centimes d’euro. Et bien en deçà de la médiane européenne, qui s’établit au 1er semestre à 3,5€ par Go.

Les forfaits français sont-ils les moins cher d'Europe pour la data ?

La France s’aligne également dans le peloton de tête des pays où l’on peut s’emparer d’une enveloppe très confortable de data en 4G pour 30€ maximum, grâce aux 100 Go proposés par Free pour 19,90€ (l’illimité n’est pas pris en compte car lié à l’offre box+mobile) et par RED pour 20€. Un tarif auquel les mobinautes peuvent d’ores et déjà s’octroyer de l’illimité dans plusieurs pays de l’UE : Danemark, Lettonie, Slovaquie, Croatie, Estonie, Lituanie, Finlande et Irlande, auxquels, hors UE, on pourra rajouter la Suisse (grâce à Salt, encore un coup d’Iliad).

La consommation de data française reste modeste

La plupart de ces pays  figurent du reste parmi les plus gros consommateurs de data, avec plus de 5 Go consommés par mois et par abonné en 2016 pour l’Estonie, le Danemark et la Lettonie. Et une pointe à 16,1 Gb par mois en Finlande (et même 21 Go au 1er trimestre), chiffre il est vrai gonflé par les usages en 4G fixes, très répandus dans le pays.

Paradoxalement, malgré ses tarifs très attractifs, la France reste très loin de ces pays, avec seulement 1,2 Go consommé par mois et par abonné mobile en 2016. Preuve que la débauche de gigas observée ces derniers mois chez Free, SFR, puis Orange et Bouygues, ne correspond pas à l'usage réel de la vaste majorité des consommateurs français. Si elle répond aux besoins d'une petite partie d'utilisateurs, la data illimitée ou presque tient plus, pour l’heure, de l’argument marketing…

La consommation de data mobile reste modérée en France

La fracture mobile s’accroît dans l’UE

Autre constat : un utilisateur français moyen surfe à peine plus qu’un abonné portugais, qui doit pourtant débourser 30€ pour une maigre allocation de… 500 Mo ! Soit 200 fois moins que le quota dont nous pouvons profiter pour le même prix dans l’Hexagone. Un ratio encore plus important que celui relevé au semestre précédent, où il s’établissait à 120.

Le fossé se creuse entre les deux extrémités du spectre, prévient ainsi Rewheel. Plusieurs marchés européens restent handicapés par ce fardeau tarifaire, à commencer par la Grèce, où le prix médian du giga pointe à un astronomique 17,4€ - un écart énorme qui explique les restrictions géographiques encadrant l'abolition des frais de roaming au 15 juin prochain.

Très mal placée aussi : l’Allemagne, où 30€ ne permettent d’obtenir qu’un maximum de 6 Go. Surprenant ? Pas tant que ça, ces situations défavorables au consommateur découlant avant tout du verrouillage de ces marché par des « oligopoles » à trois opérateurs, estime le consultant finlandais. Défenseur revendiqué d’une approche pro-concurrence, ce dernier établissait ainsi dans une récente étude la corrélation suivante : les forfaits mobiles restent chers et peu garnis en data sur les marchés à trois opérateurs animés par des grands groupes de télécoms également présents dans l’Internet fixe...

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