Bruxelles : le dossier de Google s’alourdit

23
FEV
2011
Partager cette actu sur :

logo googleL’enquête pour abus de position dominante menée par les autorités européennes vient de prendre un nouveau tournant. Le site ejustice, à l’origine de la première plainte qui avait conduit Bruxelles à ouvrir une enquête approfondie contre Google, a apporté de nouveaux éléments au dossier hier. La firme de Mountain View l’aurait contraint à abandonner sa technologie et aurait pratiqué des représailles sur le référencement de son éditeur.

Les chances de voir Google et la Commission européenne conclure un accord à l’amiable autour de l’enquête pour abus de position dominante menée par Bruxelles semblent s’être définitivement évanouies avec les nouveaux éléments que le site ejustice vient de porter au dossier.

Ejustice est à l’origine, avec Ciao et Foundem, de la première plainte qui a amené les autorités européennes à ouvrir une enquête approfondie contre la firme de Mountain View.

Les nouveaux éléments apportés au dossier tendraient à prouver qu’ejustice a été contraint par Google à abandonner sa propre technologie de recherche, Vsearch, pour pouvoir diffuser des annonces publicitaires via AdSense.

nouvelle page d'accueil de google

En outre, l’éditeur d’ejustice aurait été déréférencé par Google suite à la première plainte déposée devant Bruxelles. Mais les soupçons sur le référencement du moteur de recherche de l’entreprise américaine ne s’arrête pas là.

En effet, Google aurait également pratiqué le « référencement sauvage » de pages provenant des sites d’ « Europeana, du Sénat français, du ministère de l’Intérieur ou encore de l’Autorité de la concurrence », alors même que ceux-ci avaient demandé à ne pas apparaître dans les résultats de recherche.

Enfin, la firme californienne aurait une fâcheuse tendance à mettre en avant les résultats de Google Book, couverture des ouvrages à l’appui.

Google ne commente pas ces nouvelles accusations et se contente d’assurer qu’elle « a toujours essayé d’apporter le meilleur service à ses utilisateurs et aux annonceurs ».

FacebookTwitter

FacebookTwitter

Articles en relation

comments powered by Disqus