A 11:12 dans Fibre optique, Mobile

Google teste avec succès son réseau 4G porté par des ballons

23
DEC
2014
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Google et Facebook se sont lancés chacun de leur coté dans le projet de connecter la planète tout entière à Internet. Drones solaires, satellites, ballons dirigeables, toutes les technologies sont mises à l’épreuve. Dans le cadre du Loon Project, Google est en passe de réussir à fournir une connexion 4G en utilisant des ballons. Le test réalisé dans l’hémisphère sud est encourageant.

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Il semblerait que nos prochaines antennes relais soient portées par des ballons stratosphériques et non plus par des pylônes. L'idée farfelue et souvent moquée de Google d'utiliser des ballons pour porter un réseau semble être sur le point d'aboutir.

Loon Project coffre renfermant les relais 4G

Coffre renfermant les équipements radio portés par le ballon

Loon Project ballon stratosphérique de Google

Actuellement, 75 ballons Google volent dans les airs quelque part dans l'hémisphère Sud à une altitude contrôlée en permanence par des algorithmes complexes. L'objectif étant de les garder 100 jours en l'air afin de délivrer une connexion stable. D'après Mike Cassidy, le directeur du Loon Project, Google devrait être capable de maintenir en l'air un anneau de 80 km de diamètre  capable de fournir une connexion permanent dans cette zone. Il va encore plus loin car il prédit que dès 2016, cette anneau pourra porter une réseau de téléphonie mobile en 4G dans des zones rurales d'Amérique du Sud, d'Afrique du Sud et d'Océanie. L'idée étant d'apporter une connexion dans des zones reculées et très peu peuplées.

Une expérimentation semée d'embûches

L'optimisme et la persévérance des chercheurs force le respect. Pour parvenir à maintenir des ballons en l'air, les hommes de Google ont dû faire face à des difficultés techniques inouïes. Rien que pour faire voler le premier ballon, il leur a fallu pas moins de 61 tentatives. Ensuite ils dont faire face aux fuites d'hélium qui empêchaient les ballons de rester en l'air. Plusieurs semaines ont été nécessaires pour trouver les fuites, en trouver les causes et les résorber. Finalement, après des vols d'une durée de 4 jours, Google est parvenu en novembre à maintenir en vol au moins 100 jours deux tiers des ballons. Google touche au but.

Google Loon Project

Toutefois, Google n'est à bout de ses peines. Maintenant que les ballons peuvent rester en altitude au moins 100 jours à 18 km d'altitude, il faut être capable de fournir un connexion continue. Or, à cette altitude les ballons dérivent car ils sont soumis à des vents violents. Ainsi, pour contrer ces déplacements, Google envisage de mettre en altitude un grand nombre de ballons qui se relaient en permanence. Le défi est de taille car pour contrôler la trajectoire, les algorithmes doivent en permanence contrôler l'altitude des ballons. Il semblerait que Google soit aussi en passe de maîtriser cet aspect. Cependant, le manque de stabilité de la position des ballons a dû obliger Google à abandonner le Wi-Fi au profit de la 4G.

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Installation de l'antenne de réception sur le toit d'une école au Brésil

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Google invite opérateurs à poser leur relais 4G sur ses ballons

Finalement, Google a décidé de mettre un peu d'eau dans son vin en proposant des partenariats aux opérateurs. Ces derniers sont invités à élargir leur réseau 4G  en installant leurs matériels sur les ballons de Google. Pour Google c'est aussi une façon de se mettre à l'écart des achats de licences et de laisser la commercialisation des offres aux opérateurs.

Aujourd'hui, Google affirme être capable de de fournir une connexion en 5 Mb/s à des terminaux mobiles et 22 Mb/s à des antennes fixes.

Maintenant que le Loon Project est en passe d'être au point technologiquement , il va devoir faire face à la réalité économique. D'après le directeur de ce projet, le déploiement d'un réseau supporté par des ballons est certes bien plus élevé que le déploiement d'un réseau classique. Pour autant, dans des zones reculée, sa mise en place et son entretien est dix fois moins cher. Cela sera-t-il tout de même rentable ? Il faudra attendre les tests des autres technologies comme celle des drones solaires développées par Titan Aerospace ou celle du réseau satellitaire à basse altitude.

Une chose est sûre, ces technologies vont permettre de rendre viable des zones où l'homme n'est pas capable de vivre.

Source : nomdelasource
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