Les opérateurs mobiles font bloc contre Free

21
AVR
2008
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Telephonie mobile
Le monde du mobile échappe de plus en plus à Free, les opérateurs existants tiennent à leur monopole et ne sont pas prêts à lâcher du lest.

La quatrième licence 3G ne semble plus d’actualité pour le gouvernement. A la place, une vente par lots des fréquences de cette licence pourrait avoir lieu pour permettre l’arrivée de nouveaux entrants. En attendant cette probable option pour modifier le paysage mobile français, Free a déjà lancé une proposition à Orange, SFR et Bouygues Telecom.

Dans sa tentative de s’introduire dans le monde du mobile, Iliad, la maison mère de Free, a entamé une discussion directe avec les opérateurs mobiles. Le spectre de la quatrième licence disparaissant dans un brouillard incertain, Free accepterait de devenir MVNO mais sous certaines conditions. En effet, en vue de répéter ce qu’il a provoqué sur le marché l’ADSL, le FAI souhaiterait des conditions plus souples auprès des opérateurs que ce qui est négocié actuellement avec les opérateurs virtuels comme NRJ Mobile ou Virgin Mobile.

Les Echos rapportent qu’Iliad « était prêt à payer un montant fixe chaque année à l’opérateur hôte mais, en contrepartie, il aurait acheté la minute de communication à son coût de production augmenté d’une marge pour l’opérateur, c’est-à-dire à moins de 2 centimes ». Mais la demande d’Iliad comprenait également un accès aux infrastructures afin d’installer ses propres équipements sur le réseau. Free veut donc clairement répéter le schéma qui a fait son succès dans la fourniture d’accès à Internet. Le seul problème est que les trois opérateurs ont refusé en bloc cette proposition.

Chaque initiative de dynamiser la concurrence dans la téléphonie mobile se retrouve confrontée à un mur. Le gouvernement devra redoubler de volonté pour faire face à l’immobilisme des trois opérateurs actuels.

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L’avenir incertain de la quatrième licence 3G

4
AVR
2008
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Telephonie mobile
La quatrième licence 3G pourrait rester à l’état de projet selon un haut responsable du gouvernement.

Tous les rapports commandés par le gouvernement encourageaient la concurrence pour dynamiser les différents secteurs de l’économie et agir sur le pouvoir d’achat. Dans cette optique, le gouvernement avait réfléchi à différentes pistes concernant l’entrée d’un quatrième acteur dans la téléphonie mobile. Malheureusement, cette perspective s’éloigne.

Un haut responsable gouvernemental aurait déclaré à Dow Jones Newswires que le gouvernement serait en train d’envisager l’abandon de l’attribution de la quatrième licence mobile.

Frilosité gouvernementale ? Pression des acteurs existants ? Ce revirement de situation a de quoi alimenter quelques questions.

Depuis plusieurs mois, cette quatrième licence mobile faisait l’objet de débats. Les rapports demandés par le gouvernement (celui de Begbeider ou de Châtel) militaient ouvertement pour l’ouverture du marché du mobile à une quatrième licence. Cela aurait pour but de dynamiser un marché dominé à plus de 95 % par trois acteurs qui, de surcroît, on été condamnés pour entente illicite sur les prix. Le gouvernement cherchait donc des pistes pour faciliter le paiement de la licence au nouvel entrant pendant qu’Orange, SFR et Bouygues menaçaient d’actions en justice si de telles mesures étaient accordées pour cette licence.

Téléphonie Mobile
Il faut donc croire que le trio infernal a eu raison de l’initiative d’introduire plus de concurrence dans le marché de la téléphonie mobile. De nombreuses enquêtes dénoncent déjà des tarifs trop élevés pour les communications mobiles (lire news ici), Bruxelles s’en mêle également en déplorant un immobilisme du marché (voir article ici).

Ce haut responsable du gouvernement indique que « dans tous les pays où il y a une quatrième licence, cela ne fonctionne pas, le modèle de revenus n’est pas valable. » Il signale également que « la seule entreprise qui a fait une offre lors de la première enchère ne peut pas se la payer. » La référence à Free est évidente, mais depuis le refus du dossier d’Iliad, d’autres acteurs ont montré leur intérêt pour entrer sur le marché. On se demande donc comment ce responsable peut arriver à de telles affirmations en toute bonne foi.

De plus, l’octroi d’une nouvelle licence 3G rapporterait une belle somme à l’Etat. En effet, les dispositions européennes permettent que les sommes perçues pour l’attribution soient directement réinjectées dans les comptes du pays. Le gouvernement aurait ainsi pu profiter des centaines de millions d’euros de cette licence pour alléger son déficit.

Alors que le paysage mobile français pouvait espérer un regain de vivacité, que l’Etat en aurait profiter pour améliorer ses finances, le parc mobile semble trop bien gardé par ses trois opérateurs. Cela en deviendrait presque indécent.

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