A 16:32 dans Internet, Téléphonie

L’exposition aux ondes est inférieure à la réglementation

9
FEV
2011
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antenne relaisNathalie Kosciusko-Morizet, la ministre de l’écologie et du développement durable, a reçu les résultats de la première phase d’expérimentation menée par le Comité opérationnel chargé d’examiner la faisabilité technique d’un abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile. Ils révèlent que les niveaux d’exposition sont nettement inférieurs à ceux fixés par le réglementation française.

Encore une mauvaise nouvelle pour les phobiques des ondes. Après la décision de justice qui a débouté les parents d’élèves de l’école Gerson de Lyon qui demandaient le déplacement de l’antenne relais près de l’école, une nouvelle étude vient encore renforcer l’idée selon laquelle les antennes relais ne seraient pas nocives.

kosciusko ministre de l'écologieLancée en 2009 par le ministère de la Santé et le ministère de l’Ecologie et du développement durable, l’étude conduite par un Comité opérationnel pour déterminer la faisabilité technique d’un abaissement de l’exposition aux ondes électromagnétiques émises par les antennes relais de téléphonie mobile a livré ses premiers résultats.

Cette étude a été menée sur six communes pilotes représentatives des principales configurations d’exposition aux champs magnétiques émises par les antennes de téléphonie mobile en France. Ainsi, les sites de Grenoble, Paris 14ème, Thiers (Puy-de-Dôme), Kruth (Haut-Rhin), Courbevoie (Hauts-de-Seine) et à Grand Champ (Morbihan) ont été retenus.

résultats d'une espérience sur les ondes électromagnétiquesLes résultats ont montré que même s’il peut varier d’une zone à une autre, le niveau d’exposition médian reste faible (inférieur à 0,3 volts par mètre) Toutefois, si des pics ont été observés à certains endroits (12 volts par mètre), ils restent nettement inférieurs aux niveaux exigés par la réglementation française (41 à 61 volts par mètre). Ces valeurs définies par les instances internationales ont été déterminées afin de protéger les individus de tout échauffement des tissus du corps humain.

Le principe de précaution est maintenu

Malgré ces niveaux rassurants, Nathalie Kosciusko-Morizet, à qui l’on vient de remettre le rapport, a estimé que « même si les seuils réglementaires d’exposition ne nécessitent pas de révision en l’état actuel des connaissances, le Grenelle des ondes a néanmoins considéré que , dès lors que l’exposition global du public aux antennes relais de téléphonie mobile peut être réduite, sans dégradation de la couverture ou de la qualité de service, et à des coûts économiquement acceptables, cette réduction doit être envisagée. »

Prochaine étape : la réduction des rayonnements

green touch logoBien que les résultats de cette étude soient encourageants, une deuxième expérimentation va être menée de début avril à la fin de l’année sur 16 communes. Le but de ce test sera d’évaluer la possibilité de baisser la puissance de l’exposition. Un objectif tout à fait réalisable puisqu’outre atlantique, le projet d’antenne à longue portée permettrait de transmettre 1 % de l’énergie transmise par une seul antenne pour la même qualité de service. Le corollaire de ce concept est qu’il faut démultiplier le nombre d’antennes relais.

analyseur de champ éléctromagnétique , appareil de mesure d'onde et de détectionPar ailleurs, La ministre de l’écologie a annoncé qu’en application de la loi de finances 2011 qui crée un nouveau dispositif de financement obligatoire par les opérateurs de téléphonie mobile, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) lancera dès le premier semestre de cette année un appel à projets de recherche sur les radiofréquences pour un montant de 2 millions d’euros.

De plus, un cadre réglementaire permettra aux habitants vivant à proximité des émetteurs récepteurs de faire mesurer gratuitement le champ électromagnétique de leur logement dès 2012.

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