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Changement stratégique de président à la tête de l’ARCEP

1
DEC
2008
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Jean-Claude MalletJean-Claude Mallet, haut fonctionnaire diplômé de l’ENA et ancien président de la commission du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, pourrait succéder à Paul Champsaur à la tête de l’ARCEP.

Paul Champsaur, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes depuis le 6 janvier 2003, arrive au terme de son mandat de 6 ans.

Selon l’AFP, le Premier Ministre, François Fillon, aurait informé les présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat de son intention de nommer Jean-Claude Mallet à la tête de l’ARCEP. En effet, la nomination du président du régulateur national doit s’effectuer « par décret du Président de la République, après avis des commissions du Parlement compétentes en matière de télécommunications ». Chacun des sept membres de l’ARCEP est nommé pour 6 ans de manière irrévocable et non renouvelable.

Paul ChampsaurLe choix de Jean-Claude Mallet, haut fonctionnaire plus habitué aux imbroglios du ministère de la Défense qu’aux réseaux de télécommunications, peut surprendre. Paul Champsaur (photo ci-contre), comme Jean-Michel Hubert, son prédécesseur, avait une formation en relation avec le secteur des télécommunications et une réelle expérience professionnelle dans le domaine, ce qui n’est pas le cas de M. Mallet.

Néanmoins, en se penchant plus attentivement sur le CV de ce normalien diplômé de l’ENA et spécialiste de Flaubert, il apparaît que Jean-Claude Mallet a présidé l’année dernière la commission du Livre blanc sur la Défense et la Sécurité nationale, qui a donné lieu à une refonte en profondeur de l’organisation militaire française et aux fermetures de nombreuses casernes jugées trop coûteuses (voir article).

Vélo posteOr, l’ARCEP a également pour mission de veiller au respect du « service universel » de La Poste, dont le gouvernement vient d’entreprendre l’ouverture du capital. A la lumière de ces informations, le choix de Jean-Claude Mallet apparaît plus comme guidé par une stratégie gouvernementale pour la refonte des institutions postales que par un véritable souci apporté à la régulation des télécommunications.

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