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www2012 : les universités veulent du cloud !

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AVR
2012
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datacentreLa mutualisation des infrastructures réseaux ne concernent pas uniquement les opérateurs télécoms. Les universités affichent des besoins accrus en matière de connectivité et doivent passer par un partage des ressources IT pour faire évoluer les serveurs et les services qu’ils hébergent afin de profiter des avantages du cloud computing.

Outre les machines nécessaires aux laboratoires de recherche, les universités ont des besoins importants en informatique et en communications. Que ce soit pour communiquer entre les services, pour gérer les bases de données d’étudiants ou encore pour enseigner à distance, l’utilisation des technologies numériques s’accroît.

Afin d’optimiser la gestion de ces besoins, les universités étudient les pistes à suivre. La solution la plus pertinente consiste en l’utilisation de data center qui permet de centraliser les serveurs en un seul endroit avec une liaison optique pour faire transiter les données.

Plusieurs universités de région parisienne se sont réunies pour mettre en place le projet Université Numérique Paris Ile-de-France. Le rôle de l’UNPIdF est de servir d’appui pour généraliser l’utilisation du numérique dans l’ensemble des universités membres. L’une des actions de cette organisation est la mise en place d’un cloud inter-universitaire « assurant une mutualisation de l’infrastructure des systèmes d’information pour supporter les services d’hébergement et de développement des établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche ».

Ce projet nuage informatique parisien s’appelle tout simplement UnivCloud, il est conçu en partenariat avec INEO, filiale de GDF Suez. Pas moins de 14 universités membres de l’UNPIdF se sont engagées à participer à la phase d’étude d’UnivCloud. En effet, cette stratégie de mutualisation implique une réflexion commune, à l’échelle globale. Au début de l’année 2013, une première démonstration permettra d’évaluer le potentiel du datacenter qui sera construit ensuite.

Cet exemple parisien n’est pas isolé. L’université de Strasbourg s’intéresse de près à la question mais la problématique de la gestion d’un datacenter demeure. Du côté de Bordeaux, le mouvement est lancé également. Si l’investissement dans un centre d’hébergement de données est colossal, son coût peut rapidement être amorti. Didier Paquelin, maître de conférences et directeur du service de formation continue et à distance à Bordeaux, indique que les économies d’énergie réalisées permettent de couvrir le coût du datacenter en cinq ans.

Etudiante ordinateur portable mobilitéSi les entreprises et les opérateurs ont déjà fait un pas dans le cloud, les universités ne veulent pas être en reste. De nombreux services devraient être dynamisés par le cloud computing (vie étudiante, administration, outils pédagogiques, ressources documentaires…). Ces futurs usages devraient permettre de renforcer l’attractivité et favoriser le développement des universités. Toutefois, la question du dispositif de financement de ces datacenters reste complexe.

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