A 9:43 dans Fibre optique

FTTH : l’accès aux fourreaux France Télécom serait trop cher

19
MAR
2010
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Fibre optique
Alors que l’ARCEP comptabilise 290 000 abonnements au très haut débit en France au 4ème trimestre 2009, dont seulement 70 000 via la technologie FTTH, l’Avicca dénonce les tarifs de l’offre de gros fibre optique pratiqué par France Télécom.

Dans son tableau de bord du haut et du très haut débit pour le 4ème trimestre 2009, l’ARCEP déplore que seuls 560 km de fourreaux appartenant à France Télécom (sur un total d’environ 450 000 km) soient loués par les opérateurs alternatifs dans le but de déployer un réseau FTTH.

Cette location d’infrastructures est d’ailleurs circonscrite à quelques zones denses telles que la petite couronne parisienne, Lyon, Villeurbanne, Marseille et Grenoble.

Or, dans un communiqué du 15 mars 2010, Yves Rome, élu PS du Conseil général de l’Oise et président de l’Association des Villes et Collectivités pour les Communication électroniques et l’Audiovisuel (Avicca), pointe du doigt cet état de fait et dénonce l’offre de gros de France Télécom.

Selon lui, les tarifs de location des infrastructures pratiqués par l’opérateur historique n’incitent pas au déploiement du FTTH.

Ainsi, une étude menée par le département de Seine-et-Marne, qui comporte à la fois des zones urbaines, périurbaines et rurales, révèle qu’il s’avère plus rentable de reconstruire entièrement une nouvelle infrastructure plutôt que de louer le réseau déjà existant de France Télécom.

travaux fibre optiqueLa construction du génie civil souterrain reviendrait alors à 418 millions d’euros pour un projet de raccordement de 570 000 prises en fibre optique au coût total de 743 millions d’euros. En louant une partie des fourreaux de France Télécom, une économie de 224,3 millions d’euros serait réalisée mais il faudrait encore s’acquitter d’un loyer annuel de 24,9 millions d’euros, d’après l’offre d’accès en cours de l’opérateur historique.

Aux yeux de l’Avicca, le fait que la multiplication des infrastructures parallèles s’avèrent être la solution la plus rentable est une faillite de la régulation. L’association propose donc des pistes afin de réduire le coût de l’offre d’accès de France Télécom, comme de ne pas tenir compte de la longueur des lignes pour établir le tarif ou d’ouvrir l’offre à « la desserte des immeubles professionnels ».

Couper une orange en deux séparation fonctionnelleEnfin, l’Avicca remet sur le tapis la question de la séparation fonctionnelle de France Télécom, qui aboutirait à créer deux entités, l’une gérant les services et l’autre les réseaux. Selon l’association, cette solution serait propre à créer « une dynamique pour le très haut débit ».

Pour répondre à l’ensemble de ces questions, l’ARCEP devrait prochainement tirer les conclusions de la consultation publique relative à l’accès au génie civil de France Télécom, qui s’est déroulée du 17 décembre au 15 février dernier.

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