A 10:56 dans Fibre optique

Fibre optique : la Gironde s’équipe mais Bordeaux prend du retard

25
NOV
2011
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conseil général de girondeGrâce à un partenariat public-privé, la Gironde a mis les bouchées doubles pour déployer son réseau très haut débit et apporter le haut débit à tous ses habitants. En revanche, Bordeaux prend du retard. L’absence de compétence administrative est le véritable frein.

Les efforts pour réduire la fracture numérique dans le département de la Gironde portent leurs fruits. Grâce au partenariat public-privé signé entre le Conseil général et Orange, les zones blanches des zones rurales ou périurbaines ont été résorbées. Grâce au déploiement d’équipements ADSL, 7 600 foyers inéligibles jusqu’alors disposent désormais d’un accès à Internet et 35 000 foyers, connectés jusqu’à présent en bas débit, disposent de débit compris entre 2 et 20 Mbits/s.

Logo OrangeDe plus, Orange a aussi déployé 1000 km de fibre optique raccordant ainsi au très haut débit 251 sites dont 83 zones d’activités et 168 sites publics (lycées, collèges, mairies, casernes de pompiers…). Le coût de l’opération s’élève à 53,4 millions d’euros dont 85 % ont été consacrés au déploiement de la fibre optique. Le Conseil général a pris à sa charge 40 millions d’euros, le reste étant du ressort de la région Aquitaine et de l’Union européenne. L’investissement sera remboursé à l’opérateur sous forme de loyer.

Le conseil général de Gironde ne relâche pas l’effort

Porté par le succès de l’opération, le Conseil général a décidé de consacrer 10 millions supplémentaires afin d’améliorer le débit de 49 autres sites et de raccorder des particuliers au très haut débit. Pour cette expérience, il choisira deux zones en fin d’année. Toutefois, 1 000 foyers resteront encore sans accès à Internet. Pour cela, le conseil général les aidera à hauteur de 400 € pour s’équiper d’un kit satellite.

Bordeaux fulmine

Ne disposant pas des mêmes prérogatives, la ville de Bordeaux a pris du retard dans le raccordement des administrés. « L’absence de cette compétence nous fait courir le risque d’avoir une agglomération à deux vitesses », explique Vincent Feltesse, président socialiste de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux). Cet été, la ville a débloqué 5,5 millions d’euros pour apporter une connexion de 2 Mbit/s aux 27 500 foyers recensés en zones blanches ou grise d’ici fin 2013.

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