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Licence 3G et FTTH : les deux Arlésiennes de Free

4
DEC
2008
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Arlesiennes
Bien que la licence mobile tant convoitée ne soit toujours pas acquise et alors que le déploiement du FTTH patine, Maxime Lombardini, directeur général de Free, se montre confiant dans l’avenir de l’opérateur.

logo freeConcernant le prochain appel à candidature en vue de l’attribution de la quatrième licence 3G, qui devrait avoir lieu début 2009, Free confirme qu’il sera bien présent au rang des prétendants. La décision du gouvernement de ne pas accorder de préférence à un éventuel nouvel entrant sur le marché de la téléphonie mobile ne semble donc pas avoir ébranlé l’espoir de Free (voir article).

Lombardini maintient en effet que l’opérateur, célèbre pour avoir fait de l’abonnement ADSL triple play à une trentaine d’euros par mois la norme, proposera une offre mobile moitié moins chère que celles de ses concurrents s’il parvient à obtenir tout ou partie de la quatrième licence 3G.

girl with cellphoneAu passage, le directeur général de Free égratigne les MVNO – dans lesquels l’ARCEP et le gouvernement mettent pourtant beaucoup d’espoir (voir article). Maxime Lombardini estime effectivement que les opérateurs virtuels sont « en mort clinique » et qu’ils ne sauraient être garants de la concurrence du marché du mobile.

En outre, il se réjouit de l’annonce faite par l’ARCEP de la baisse des tarifs de terminaisons d’appel mobile (voir article), voyant là une opportunité pour Free de proposer à terme des appels vers les mobiles dans son forfait illimité.

Maxime Lombardini FreeAu sujet de la fibre optique, Maxime Lombardini insiste sur le fait que Free a décidé d’investir pas moins d’un milliard d’euros d’ici à 2012 dans cette technologie qualifiée de « superbe projet ». Néanmoins, l’attitude récente de l’opérateur par rapport à l’accord conclu entre Orange et SFR paraît être en contradiction avec de tels propos. Free s’indigne de l’entente entre ses concurrents mais refuse par ailleurs de s’allier à eux pour réaliser des tests mono et multi-fibre grandeur nature (voir article).

Selon le directeur général, si Free prend son temps, c’est avant tout pour éviter que ne se crée une nouvelle situation monopolistique, à l’instar de ce qui existe avec le réseau cuivre. Cependant, le blocage actuel, loin d’apporter des solutions concrètes, pénalise le consommateur, son seul intérêt étant de retarder les échéances d’investissement des opérateurs.

Enfin, concernant la taxe de financement de l’audiovisuel public de 0,9 % sur les services fournis par les opérateurs de communications électroniques, Free menace, à l’instar de SFR, de la répercuter sur le prix des abonnements (voir article).

ArgentAinsi, cette interview est surtout le moyen pour Free d’entretenir son image low-cost. En période de crise, le gouvernement pourrait être sensible à cet argument lors de l’attribution de la quatrième licence 3G. En revanche, l’absence d’engagement concret à propos du FTTH laisse présumer des heures bien sombres pour le très haut débit. En refusant d’endosser sa part de responsabilité, Free risque plus de susciter un monopole – voire un duopole – que de le combattre.

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