A 14:20 dans Google, Internet, Marques

Google Instant tente de bloquer le P2P et le téléchargement

28
JAN
2011
Partager cette actu sur :

google-chineLa mise en place de Google Instant, fonctionnalité qui permet d’afficher une liste de résultats au fur et à mesure de la saisie de la recherche, nous avait paru un peu effrayante. A présent que la firme de Mountain View en fait un outil de censure à la solde des ayants-droit, une question nous hante : pourquoi Google a-t-il un jour menacé de quitter la Chine ?

Quelle image Google cherche-t-il à donner de lui ? Après que Eric Schmidt a été écarté de la direction de l’entreprise au profit d’un des co-fondateurs, Larry Page, le géant américain semble faire les yeux doux à l’industrie culturelle.

Au début du mois de septembre, la firme de Mountain View a présenté une nouvelle fonctionnalité qui permet d’afficher les résultats de son moteur de recherche au cours de la saisie de la requête, baptisée Google Instant.

Selon les propos peu rassurants de Marissa Mayer, il s’agissait de prédire « la recherche que vous être probablement en train de lancer ». Néanmoins, toutes les prédictions n’étaient pas bonnes à dire puisque Google affirmait bloquer ce service sur certaines recherches à caractère pornographique, raciste ou violent.

Google Instant DegroupNewsAujourd’hui, ce tri dans les recherches n’a plus pour unique but de protéger le fragile internaute mais plutôt les intérêts financiers des ayants-droit. Ainsi, Google Instant a été désactivé sur les termes BitTorrent, MegaUpload et RapidShare. Le moteur de recherche n’affiche plus désormais de résultats pour ces mots-clefs avant que l’internaute n’ait cliqué sur le bouton « Recherche Google ».

Plutôt que de devancer les demandes des utilisateurs, la fonctionnalité instantanée de Google sert à présent à éloigner les internautes des sites de partage qui, rappelons-le, ne servent pas qu’à échanger des fichiers illégaux. Ajoutée à la polémique autour du supposé bridage des sites MegaUpload et MegaVideo de la part d’Orange, cette nouvelle pratique permet de se faire une idée de l’état actuel de la neutralité du net.

FacebookTwitter

FacebookTwitter

Articles en relation

comments powered by Disqus