A 14:35 dans Internet, Médias

Le gouvernement veut financer la culture en ligne

23
SEP
2010
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Joconde numériqueLe gouvernement semble bien décider à encourager le développement d’une offre culturelle légale en ligne afin de contrebalancer les effets négatifs de la mise en place de l’Hadopi et de la riposte graduée. Des partenariats doivent ainsi être créés dans le cadre du grand emprunt.

Pas moins de 750 millions d’euros issus du grand emprunt sont destinés aux contenus culturels. Pris sur cette somme, 100 millions d’euros devraient être plus spécifiquement alloués à la numérisation des contenus culturels, afin d’enrichir l’offre légale en ligne parallèlement à la mise en place du dispositif répressif de l’Hadopi.

Cette initiative fait en effet partie des mesures prescrites par la mission Zelnik et semblait jusqu’à présent être restée lettre morte.

Le ministre de la Culture et de la Communication et la secrétaire d’Etat en charge de l’économie numérique ont ainsi décidé d’ouvrir 4 chantiers auxquels aucun montant précis n’a encore été attribué.

Clap de cinémaConcernant le cinéma, une plateforme de 3 000 longs métrages datant d’après 1929 devrait voir le jours. En accord avec le monde de l’édition, quelques 100 000 ouvrages de la BNF, épuisés mais toujours protégés par le droit d’auteur, devraient être numérisés. En outre, un kiosque de la presse devrait être disponible dès 2011 et regrouper 40 sites web, soit un total de 32 milliards de pages vues par an.

Enfin, une plateforme de VoD, sorte d’ « Hulu à la française » pourrait également être partiellement financée par le grand emprunt. Elle s’appuierait alors sur l’entreprise MySkreen, qui dispose d’ores et déjà d’un catalogue de 40 000 titres payants et pourrait bénéficier d’un investissement de 10 millions d’euros de la part de l’INA. Réponse aux projets des firmes américaines, cette plateforme viendrait concrétiser les annonces des chaînes privées de télévision qui n’ont jusqu’ici pas réussi à s’entendre.

vieux livresNatahlie Kosciusko-Morizet a rappellé que l’ensemble de ces projets s’appuient sur le principe du co-investissement. Pour un euro accordé par l’Etat, le partenaire privé doit avancer 2 euros. De plus, des engagements doivent être pris en matière de création d’emplois, de retours sur investissement et de « création de richesses au sens large ».

Par ailleurs, la secrétaire d’Etat, qui avait déjà taclé les majors du disque pour leur attitude envers les plateformes de streaming, a souligné le faible nombre de projets reçus dans le domaine de la musique, de la muséologie et des jeux vidéo. De là à supposer que l’industrie musicale est plus encline à défendre un système économique obsolète qu’à envisager des perspectives d’avenir, il n’y a qu’un pas.

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