A 8:50 dans Jeux

Les jeux vidéo bientôt dans le viseur de l’Hadopi

25
OCT
2012
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hadopiLe rapport sur les autorités publiques indépendantes confirme bien la baisse du budget de l’Hadopi. Toutefois, le gendarme du net devrait atteindre les même objectifs si ce n’est plus. En effet, l’Hadopi souhaite élargir son champs d’action en faisant figurer les jeux vidéo dans la liste des contenus interdits au téléchargement illégal. Cependant, l’industrie du jeux vidéo est moins motivée.

Il semblerait que l’Hadopi fasse feu de tout bois pour sauver sa peau. Alors que le rapport sur les autorités publiques indépendantes du projet de loi de finance 2013 confirme une baisse drastique du budget de 10,3 millions d’euros en 2012 à 8 millions en 2013, l’Hadopi devrait maintenir ses objectifs annuels et même élargir son rayon d’action. Si pour 2012, le gendarme du net a prévu d’envoyer 792 072 recommandations (1res, 2es et 3es recommandations), pour 2013, ce chiffre devrait passe à 1 100 000. Cette augmentation sera rendue possible grâce à un nouveau système informatique.

Toutefois, après les lourdes critiques qui se sont abattues sur elle ces derniers temps, l’Hadopi a trouvé un nouveau cheval de bataille. Elle entend avertir ceux qui téléchargent des jeux vidéo. Jusqu’à présent, l’Hadopi ne peut avertir que les personnes qui téléchargent illégalement de la musique ou des films.

Toutefois, la CNIL qui doit donner son aval a déclaré n’avoir reçu aucune demande dans ce sens. Pour l’industrie du jeu vidéo, si faire partir du dispositif de la riposte graduée semble logique, il n’est pas si nécessaire face à l’arsenal de mesures antipiratage qu’elle a pris (code d’authentification en ligne).

L’Hadopi doit impérativement élargir son champs d’action si elle veut survivre car non seulement les jeux vidéos, les logiciels et les livres électroniques ne font pas partie de la liste des ayants-droit
à la réponse graduée mais en plus elle ne surveille ni le téléchargement direct, ni le streaming. Autant d’arguments pour lui demander des comptes.

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