A 9:38 dans Internet, Téléphonie

La RATP cherche un opérateur 3G pour le métro parisien

28
NOV
2011
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RATP logoLes Parisiens ne sont pas prêts de surfer en 3G avec leurs smartphones dans le métro. La RATP a annoncé avoir lancé un appel d’offres pour couvrir l’ensemble des lignes de métro avec cette technologie. Toutefois, elle souhaite confier le chantier qu’à un seul opérateur, ce qui ne va pas sans poser de problèmes. L’ARCEP pourrait se saisir du dossier.

Avec 6,6 millions de voyageurs quotidienssur son réseau ferroviaire dont 50 % sont équipés d’un smartphone, la RATP est en position de force pour négocier le déploiement d’un réseau 3G dans le métro parisien et sur les lignes A et B du RER. En effet, jusqu’à présent, les Parisiens ne disposent que de la technologie EDGE et du Wi-Fi dans certaines stations pour pouvoir surfer sur le net dans le métro.

personne téléphonant dans le métroAlors que la RATP n’avait exigé aucune contrepartie financière pour le déploiement du réseau EDGE sur son réseau souterrain, elle a décidé de changer les règles du jeu pour le déploiement du réseau 3G. La Régie a lancé un appel d’offres au quatre opérateurs pour construire ce réseau. Fait nouveau, contrairement au réseau 2G, un seul opérateur sera choisi. Il aura la charge de poser le réseau d’antennes et devra payer une redevance à la RATP sur les communications.

Les opérateurs sont mécontents

Cette initiative n’est vraiment pas du goût des opérateurs qui ne comprennent pas pourquoi les règles ont changé. «Pourquoi ne pas retenir le schéma choisi il y a dix ans pour la 2G ?» se demande l’un d’entre eux. Du côté de la RATP, on a bien compris qu’en dix ans, la téléphonie mobile a subi une révolution avec l’avènement des smartphones et que l’explosion du trafic data représente une manne financière. « Mais pourquoi s’interdirait-on douze ans plus tard de réfléchir à d’autres schémas ? […]alors que les techniques, les acteurs et les possibilités de montage ont évolué. », réplique Marie-Catherine Lecoufle, la chargée du dossier à la RATP. Du côté des opérateurs, on rappelle que le réseau est saturé et qu’un seul réseau 3G ne sera pas suffisant pour répondre à la demande.

L’ARCEP surveille l’affaire

L’attribution du réseau 3G soulève aussi un problème juridique et de libre concurrence. Certains font remarquer que la RATP étant déjà en position de monopole sur le réseau ferroviaire, son attitude pour donner accès à l’espace public est contestable. L’Autorité de régulation des télécommunications a été alertée.

La RATP est gourmande

utilisateur d'une liseuse ou d'un ipad dans le metroEnfin, il semblerait que le montant de la facture reste en travers de la gorge des candidats.Pour l’instant ce montant est confidentiel. A l’époque du déploiement du réseau 2G, les opérateurs s’étaient partagés un chantier de 40 millions d’euros. Là, un seul opérateur devra tout payer et après il devra aussi s’acquitter d’une redevance pour l’utilisation de son réseau. «Nos millions d’usagers apportent du chiffre d’affaires aux opérateurs. Cela a une valeur ! Il est normal que les transports publics en retirent quelque chose. […] Ce qui nous importe, c’est de couvrir l’intégralité de notre domaine en 3G, et non de se retrouver avec 50 stations [sur 316 souterraines], où chacun aurait ses installations.», explique Marie-Christine Lecoufle.

Toutefois, il semblerait que la RATP ait revu ses prétentions à la baisse puique l’an dernier, à la même époque, les opérateurs avait refusé de payer cette redevance . Or cette année, ils ont tous répondu à l’appel d’offres.

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A 10:13 dans Internet, Téléphonie

3G dans le métro parisien : la RATP annonce du retard

6
DEC
2010
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Metro RATP Paris
Devant le refus des trois opérateurs de réseaux Orange, SFR et Bouygues Telecom de payer la hausse de la redevance pour développer un réseau 3G dans le métro parisien, la RATP évoque la possibilité de déployer son propre réseau pour l’Internet mobile.

Les Parisiens devront patienter encore quelques temps avant de pouvoir surfer sur Internet depuis leurs smartphones ou tablettes tactiles dans le métro. Les négociations entre la RATP et les trois opérateurs de réseaux Orange, SFR, et Bouygues Telecom pour déployer le réseau 3G dans le métro sont au point mort. Ces derniers, qui ont déjà largement contribué au développement de la technologie Edge, ne veulent pas payer la hausse de la redevance pour exploiter la 3G dans les souterrains parisiens.

utilisateur d'une liseuse ou d'un ipad dans le metroAlors que la RATP avait largement facilité le déploiement de la téléphonie mobile dans son réseau ferroviaire souterrain sans contrepartie commerciale, aujourd’hui la régie entend elle aussi profiter de l’explosion du trafic data et des revenus générés par la publicité en ligne. « Il y a dix ans, la moitié de la population seulement avait un mobile. Aujourd’hui, le taux d’équipement est de 120 % en Ile-de-France. » explique Marie-Catherine Lecoufle, responsable des produits publicitaires et commerciaux de la RATP. « Nous avons 5 millions de voyageurs par jour, dont le tiers réalise 2 actes téléphoniques – SMS, appels…- à chaque trajet. On ne peut pas exiger de poser ses antennes chez nous comme s’il s’agissait d’un toit ou d’un château d’eau au fin fond de la Beauce ! » insiste-t-elle.

Une opportunité pour Free Mobile

logo iliadDevant le silence assourdissant des trois opérateurs de réseaux, la RATP cherche d’autres solutions pour déployer l’Internet mobile dans ses souterrains. La première solution reviendrait à faire appel au futur opérateur Free Mobile. Actuellement en plein chantier sur la capitale, le quatrième opérateur s’est vite empressé dans cette voie. Bien qu’il paierait le prix fort pour installer ses antennes, ce dernier facturerait en retour son service 3G aux autres opérateurs.

Antenne-relais de téléphonie mobile En outre, stratégiquement Free disposerait aussi d’un atout supplémentaire pour négocier des accords d’itinérance dans le cadre de l’extension de son réseau de téléphonie mobile. Toutefois, cette option risque de ne pas voir le jour, car le déploiement de ce réseau 3G coûte très cher et il n’est pas dit que Free Mobile puisse en supporter seul le coût. Rappelons que pour l’installation de la 2G, les trois opérateurs se sont partagés la facture de 40 millions d’euros.

Le Wi-Fi à l’honneur

Logo WifiLa solution qui semble avoir toute les faveurs est celle du Wi-Fi. Plus facile à installer, moins cher, et plus facilement exploitable, cette technologie serait mise à disposition gratuitement pour tous les Franciliens. En effet, avec le Wi-Fi, la RATP se dotera d’un nouveau support publicitaire grâce à son portail Internet et pourra revendre de la connectivité aux opérateurs mobiles comme elle le fait déjà dans les gares de la Défense. Si le métro parisien a été un des premiers à disposer d’un réseau de téléphonie mobile, il semblerait qu’en matière d’Internet mobile, les Parisiens devront patienter.

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