A 8:43 dans Internet, Téléphonie

Encadrement des offres Internet : premières pistes de réflexion

9
OCT
2013
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stopLes publicités nous vendant des débits toujours plus délirants les uns que les autres n’en n’ont plus pour longtemps. Le gouvernement prépare un arrêté pour encadrer les offres ADSL et VDSL. Les premières pistes de réflexion nous sont parvenues. Il se dit déjà que la téléphonie mobile serait aussi concernée.

« Internet jusqu’à 30 Méga ! », « jusqu’ à 100 Méga !» et même « jusqu’à 1 Giga », bientôt, vous ne verrez plus des publicités vous vendant des offres Internet proposant ces débits sur les sites des opérateurs.

Après le coup de sang pris par l’ARCEP suite à la dernière publicité de Free, le gouvernement a planché sur arrêté visant à encadrer les offres DSL des opérateurs. Les associations de consommateurs sont enfin écoutés après des années de revendications.

Débits promis par des opérateurs français

D’après La Tribune, les opérateurs devront communiquer sur les débits IP et non sur le débit ATM. Ce dernier prend en compte toutes les informations transmises au niveau du DSLAM (le multiplexeur qui permet d’assurer un service de type DSL sur les lignes téléphoniques). Quant au débit IP,ou débit utile, il ne prend en compte que les données utiles. Ainsi quand Free annonce un débit « jusqu’à 28 Mbit/s » en ADSL 2+, ils annonce un débit ATM. Par exemple, un débit maximum de 20 Mbit/s en ATM correspondra à un débit maximum de 16 Mbit/s en IP.

adsl perturbations Assia

Bien qu’il existe des outils comme le site DegroupTest.com pour connaître le débit réel, une majorité de consommateurs l’ignore. C’est la raison pour laquelle, le projet d’arrêté prévoit que les opérateurs doivent communiquer le débit auquel leurs clients peuvent prétendre avant la signature du contrat. Toutefois, les opérateurs sont encore ménagés puisqu’ils devront seulement fournir une fourchette et non pas une estimation précise. Le but du gouvernement serait surtout d’éviter de laisser croire aux consommateurs qu’ils peuvent avoir le même débit avec une offre VDSL2 qu’avec une offre en fibre optique. En outre, sur le VDSL2, les opérateurs vont être tenus de rappeler que cette technologie ne concerne que les lignes inférieures à 1 km comme nous l’expliquons dans notre dossier consacré au VDSL2.

La télévision sur IP dans le collimateur de Bercy

Les consommateurs qui ne peuvent pas recevoir la télévision par Internet vont-ils payer leur abonnement moins cher ? Pas si sûr, toutefois, le gouvernement veut aussi que les opérateurs précisent à leurs clients s’ils sont éligibles à la télévision sur IP. Là aussi, pour espérer regarder la télévision avec le décodeur fourni par l’opérateur, il faut un débit minimum de 4 Mbit/s voir 6 Mbit/s pour de la HD. Pour l’instant, seul Numericable est capable de fournir une offre TV avec un débit moindre avec son offre ADSL grâce à la technologie OTT. Cependant, la qualité d’image sera médiocre. Actuellement, sur les 22 millions d’abonnés ADSL, 37 % ne sont pas éligibles à la télévision. Pourtant, le prix de leur abonnement reste le même.

Il était temps que les pouvoirs publics exigent plus de transparence de la part des opérateurs français qui, il faut le rappeler, sont les champions européens du mensonge en matière de publicité. L’écart entre la promesse de débit et le débit réel est un des plus importants d’Europe. Enfin, il semblerait que les offres mobiles soient aussi dans le viseur du gouvernement.

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