A 9:36 dans Orange

Orange devra rendre des comptes sur son offre quadruple play

15
JUIN
2010
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Logo OrangeOrange pourra croiser ses fichiers d’abonnés fixes et mobiles et lancer des offres quadruple play à l’instar de Bouygues Telecom et de SFR. Néanmoins, l’Autorité de la concurrence veillera à ce que ces offres de convergence ne figent pas la dynamique concurrentielle des télécoms.

En décembre dernier, l’Autorité de la concurrence s’était penchée sur les pratiques de cross selling de Bouygues Telecom et de SFR, qui amènent ces deux opérateurs à croiser leurs bases de données clients fixes et mobiles afin de proposer des avantages commerciaux aux uns et aux autres sur les deux marchés.

Man smilling at phoneDepuis, Bouygues Telecom a sorti une nouvelle offre quadruple play, ideo 24/24, et aurait dépassé les 500 000 abonnés Bbox alors que SFR propose de son côté l’édition limitée Pack Absolu.

En réaction, Orange a fait part de son intention de commercialiser une offre quadruple play qui pourrait, selon la rumeur, voir le jour le 19 août prochain.

Or, à cause de la position dominante de l’opérateur, l’Autorité de la concurrence a décidé de s’auto-saisir sur cette question. Il apparaît ainsi que le croisement des bases de données des clients fixes et mobiles d’Orange ne présenterait pas, à lui seul, de risque pour la concurrence.

En revanche, les Sages de la rue de l’Echelle estiment qu’il faudra surveiller les offres de convergence que proposera l’opérateur historique. En effet, la généralisation des offres quadruple play aurait un impact sur l’accroissement des coûts de changement d’opérateur, ce qui tendrait à figer le secteur des télécoms.

En outre, le risque de verrouillage par un opérateur ne s’opère plus alors au niveau des individus mais au niveau des foyers qui sont incités à migrer vers un seul interlocuteur.

Souris orangeEnfin, un opérateur qui rencontrerait des difficultés à entrer sur le marché du mobile serait désavantagé par rapport aux trois opérateurs actuels, qui sont bien implantés à la fois dans le mobile et le fixe. Or, les difficultés faites à Free Mobile en matière d’itinérance sur 3G ne sont pas les signes d’une saine concurrence.

Pour finir, l’Autorité de la concurrence va jusqu’à proposer des pistes à même de fluidifier le marché des télécommunications, comme la révision de la durée d’engagement, la synchronisation du terme des abonnements fixes et mobiles, la standardisation de certaines fonctionnalités ou encore la portabilité des services.

Il conviendra désormais de s’assurer que les offres de convergence (commerciale ou technique) s’avèrent toujours profitables aux consommateurs.

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