A 15:19 dans Internet, Téléphonie

Antennes relais : Paris renoue le dialogue avec les opérateurs mobiles

11
JAN
2012
Partager cette actu sur :

Personne en train de téléphoner avec un téléphone mobile à Paris avec la tour EiffelAprès trois mois d’interruption, le dialogue entre la Mairie de Paris et les opérateurs de téléphonie mobile va pouvoir reprendre. La ville de Paris leur avait interdit de déployer de nouvelles antennes-relais sur les bâtiments municipaux car elle jugeait le seuil d’émission voulu par les opérateurs trop élevé.

La Mairie de Paris et les opérateurs mobiles semblent avoir trouvé un terrain d’entente sur le seuil d’émission des antennes-relais. Après trois mois de gel des implantations des installations sur les bâtiments municipaux de la capitale, la ville de Paris a décidé de reprendre les discussions avec Orange, Bouygues Telecom, SFR et le petit dernier Free Mobile.

En octobre dernier, à l’occasion du renouvellement de la Charte Parisienne de la Téléphonie Mobile qui limite le seuil d’exposition aux ondes électromagnétiques, la Mairie de Paris avait jugé inacceptable la demande de la Fédération Française des Télécoms. Cette dernière souhaitait augmenter le seuil d’émission à 10 voire 15 V/m. Or la Charte Parisienne stipule que ce seuil ne peut excéder 2 V/m.

Dans ce rapport de force, la Mairie de Paris avait décidé le gel de toutes les implantations. Aujourd’hui, les opérateurs semblent s’être pliés aux exigences de l’Hôtel de Ville. « Ce n’est pas encore satisfaisant, mais c’est une base de départ », explique le cabinet de l’adjoint au maire Mao Peninou. Toutefois, la Mairie de Paris n’a toujours pas levé le véto sur le déploiement de nouvelles antennes-relais. Elle attend probablement les résultats de l’étude juridique sur la situation des installations actuelles et sur la faisabilité d’un réseau unique d’antenne.

La reprise des négociations est une bonne nouvelle pour Free Mobile car ce dernier doit encore installer 50 antennes-relais sur des bâtiments publics.

FacebookTwitter

FacebookTwitter
A 8:54 dans Internet, Téléphonie

Paris suspend l’implantation des antennes-relais sur ses toits

18
OCT
2011
Partager cette actu sur :

Personne en train de téléphoner avec un téléphone mobile à Paris avec la tour EiffelParis déclare la guerre aux opérateurs de téléphonie mobile. Hier, la mairie a décidé de suspendre l’implantation d’antennes-relais sur les toits des bâtiments municipaux de la Capitale. La Ville de Paris estime que la demande d’augmentation du seuil d’exposition aux ondes électromagnétiques par la FFT et les opérateurs est inacceptable.

Installer une antenne-relais devient un véritable parcours du combattant pour les opérateurs. Entre les interférences provoquées par les ondes de la 4G et les associations de phobiques des ondes, le déploiement des futurs réseaux de téléphonie mobile s’annonce difficile.

Cette fois-ci, la décision d’interdire une antenne relais ne vient pas du maire d’un petite commune des Pyrénées-Orientales mais de la Ville de Paris. Le 17 octobre, la mairie a décidé de suspendre toute nouvelle implantation d’antenne-relais sur les toits de bâtiments municipaux.

Antenne relais
A l’occasion du renouvellement de la Charte Parisienne de la Téléphonie Mobile qui limite le seuil d’exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile, la Fédération Française des Télécoms a demandé d’augmenter ce seuil. Paris juge cette demande inacceptable.

La Charte Parisienne de la Téléphonie Mobile est un accord unique en France qui lie Paris aux quatre opérateurs de réseaux (Orange, Bouygues Telecom, SFR et le dernier entrant, Free Mobile). Elle stipule que le seuil maximum d’exposition aux ondes électromagnétiques de téléphonie mobile ne doit pas dépasser 2V/m en moyenne sur 24 heures.

Suite aux préconisations de la conférence parisienne « Ondes, santé, société  » du 18 juin 2009, la mairie menait des négociations pour le renouvellement de cette charte. Or, d’après la Ville de Paris, après de nombreuses réunions, « les quatre opérateurs ont fait part d’exigences inacceptables : augmentation du seuil à 10 voire 15 V/M (protocole ANFR), caractère consultatif des décisions de la CCTM, retrait des opérations d’intégration paysagère des antennes existantes ou encore non communication de la date d’activation des antennes, renvoyant ainsi la charte parisienne à un simple résumé de la règlementation nationale existante. »

Paris constate donc le refus des opérateurs de renouveler la charte et par conséquent l’absence de charte pour l’implantation des futures antennes.

L’absence d’accord pourrait coûter cher aux opérateurs

Pour Mao Peninou (photo ci-dessous), adjoint au Maire de Paris, estime que les opérateurs profitent de l’absence de décision gouvernementale en matière de réglementation de la puissance des ondes électromagnétiques, malgré les travaux du Grenelle des Ondes et du COMOP (Comité Opérationnel).

Mao Peninou adjoint technique à la Mairie de APrisD’ailleurs, la mairie de Paris va encore plus loin et ne se contente de suspendre les nouvelles implantations. Elle va lancer une étude juridique sur la situation des installations actuelles et travailler sur la proposition d’une charte unilatérale qui serait proposée aux opérateurs souhaitant déployer un réseau sur la ville de Paris. Enfin, la ville réfléchirait à la mise en place d’un réseau unique d’antennes.

Free Mobile sera-t-il prêt pour le mois de janvier ?

Cette décision pourrait faire tâche d’huile dans de nombreuse villes de France. En outre, un opérateur à de quoi être inquiet : Free Mobile est encore le seul à ne pas avoir entièrement déployé son réseau. Or, rien que pour Paris, il doit installer 50 antennes-relais sur des bâtiments publics et il a pour obligation de couvrir 27 % du territoire national. Toutefois, tout n’est pas perdu pour les opérateurs puisque Mao Peninou a indiqué que la porte aux négociations était toujours ouverte.

FacebookTwitter

FacebookTwitter

Articles en relation

comments powered by Disqus