A 16:10 dans Free

Free Mobile : les mesures de l’ARCEP ne sont pas fiables pour l’ANFR

6
MAR
2012
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Allemagne cellphoneAprès les querelles entre opérateurs, c’est au tour des autorités de se chamailler autre de la couverture de Free Mobile. Après la confirmation de l’ARCEP que le nouvel opérateur respectait bien ses engagements, l’Agence Nationale des Fréquences remet en cause le système de mesure adopté par l’Autorité de régulation.

Les doutes autour de la couverture effective de Free Mobile subsistent. Alors que l’ARCEP a confirmé que le nouvel entrant couvrait au moins 27 % de la population, l’ANFR vient contredire ces chiffres en mettant en cause le procédé utilisé par l’Autorité de régulation.

Pour vérifier la couverture du réseau Free Mobile, l’ARCEP utilise des cartes SIM bloquées sur la détection de ce réseau précis. Or, l’ANFR pointe du doigt le fait que ces cartes SIM ne détectent pas les autres réseaux actifs, ce qui fausserait les résultats par rapport à la situation réelle où les cartes SIM habituelles détectent tous les réseaux avant d’en choisir un.

Antenne relais téléphonie mobileLes cartes SIM utilisées par les abonnés Free pourraient donc en priorité choisir le réseau Orange même si le réseau Free est présent. De plus, l’ANFR souligne que certains réglages comme la fréquence de recherche de réseau pourrait permettre de sous-utiliser le réseau de Free : « Lorsqu’un téléphone Free Mobile bascule sur le réseau de France Télécom Orange, il est susceptible d’y rester longtemps. » En outre, Free Mobile aurait implanté ses antennes de façon très espacée, ce qui augmenterait le passage par le réseau d’itinérance.

L’ANFR a procédé à tests avec des cartes SIM non bloquées . Les premiers résultats révèlent que « seules 70 % des stations de l’opérateur en émission sont entrées spontanément en interaction avec le mobile portant une carte Free ». L’Agence Nationale de Fréquences va conduire une nouvelle série de tests avant de rendre son rapport final.

La méthode de l’ARCEP semble donc adapté pour définir le taux de couverture d’un opérateur n’ayant qu’un réseau en propre mais, pour l’ANFR, cette mesure théorique ne correspond pas pour un réseau reposant sur de l’itinérance.

Eric Besson
Il faudra attendre le rapport à la fin du mois de mars pour y voir plus clair dans ce dossier. Eric Besson, ministre chargé de de l’Industrie, a d’ores et déjà réagi : « On ne peut pas d’un côté fixer des obligations de couverture très élevées, et de l’autre adopter une méthode de calcul de la couverture trop souple ».

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