A 14:30 dans Fibre optique

Sébastien Soriano, président de l’ARCEP, veut réguler les télécoms autrement

25
JUIN
2015
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Hier, l’ARCEP, par la voix de son nouveau président, a présenté son rapport d’activité 2014. A cette occasion, le régulateur des télécoms a donné quelques pistes sur ce que serait son rôle dans les années à venir. Neutralité du net, marché des professionnels et Internet des objets seront les nouvelles priorités de l’ARCEP.

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Le nouveau président de l'ARCEP entend marquer sa différence notamment en précisant les priorités du régulateur des télécoms. Malgré une actualité brûlante, Sébastien Soriano s'est abstenu de tout commentaire et a préféré axer son discours sur trois chantiers importants.

L'ARCEP : un garant de la neutralité du net

Sébastien Soriano a rappelé que les outils mis à sa disposition étaient limités. A l'époque où la question a commencé à se poser (en 2009), les acteurs misaient sur une autorégulation. Aujourd'hui, Sébastien Soriano plaide à la fois pour l'autorégulation et pour une régulation qui imposerait des règles de gestion de trafic. "On passerait d'un cadre dans lequel, si les acteurs se mettent d'accord, il n'y a pas de problème, à un cadre où des obligations s'imposent aux opérateurs et pour lesquelles nous auront la capacité d'en vérifier le respect. En la matière, l'Europe peut adopter un texte au moins aussi ambitieux que celui adopté aux Etats-Unis et ce sans entraver la capacité des opérateurs" , explique le président de l'ARCEP. Le texte sur le marché unique des télécoms devrait attribuer à l'ARCEP de nouvelles compétences pour garantir la neutralité du net.

Vers plus de régulation du marché des entreprises

Devant la numérisation de l'économie, le président de l'ARCEP fait le constat que la régulation des réseaux pour les entreprises exige de nouvelles dispositions. "Nous souhaitons donc disposer d'une instance de dialogue avec les entreprises pour nous aider à mieux comprendre les problématiques et leurs besoins et, si nécessaire, adapter notre régulation. Ce que l'on pressent, c'est que les PME et les ETI (entreprises de taille intermédiaire, ndlr) n'ont pas forcément la même qualité d'accès au réseaux que les TPE (très petites entreprises, ndlr) ou les grands groupes, pour différentes raisons, c'est ce milieu de marché auquel on souhaite s'intéresser pour nous assurer qu'il est bien desservi" , précise Sébastien Soriano.

Internet des objets : rendez-vous en terre inconnue

L'ARCEP est consciente de la révolution des objets connectés à venir. D'ici 5 ans, il y aura 40 fois plus d'objets connectés que d'individus et tous les secteurs de l'économie seront bouleversés. Sur ce dernier point, Sébastien Soriano estime qu'avant de vouloir réglementer, l'ARCEP doit mieux comprendre ces innovations et déterminer les modèles économiques des entreprises qui sont de son ressort.

L'ARCEP a donc du pain sur la planche à commencer par l'attribution des fréquences 700 MHz.

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