A 10:06 dans Internet

Hollywood veut la peau de The Pirate Bay

29
JUIL
2009
Partager cette actu sur :

HollywoodLes ennuis judiciaires des fondateurs de The Pirate Bay sont loin d’être terminés. Non seulement, Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm et Peter Sunde doivent préparer le procès en appel de leur première condamnation, mais ils doivent aussi faire face à une nouvelle offensive en provenance de la Californie.

Hollywood est bien décidé à couler le bateau pirate. Alors que les fondateurs du site sortent tout juste d’un premier procèsils se sont vus condamner à un an de prison ferme et 2,7 millions d’euros de dommages et intérêts, les studios de cinéma américains préparent déjà leur nouvelle attaque.

Mickey Disney méchantAinsi, Monique Wadsted, l’avocate suédoise de l’industrie du cinéma, a déclaré à l’AFP qu’une plainte avait été déposé contre The Pirate Bay, auprès d’un tribunal de Stockholm par certains studios hollywoodiens, dont Columbia, Disney et Paramount. Cette plainte vise en outre un opérateur Internet, Black Internet.

Une centaine de séries et de films serait concernée dans cette action judiciaire. Voilà donc une nouvelle bataille à mener pour Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm et Peter Sunde, qui préparent également le procès en appel de leur première condamnation.

Pop up Pirate

Le montant de la vente de The Pirate Bay à Global Gaming Factory, qui s’élève à 5,5 millions d’euros, devrait leur permettre de faire face, si toutefois la transaction ne relève pas du délit d’initié comme certains le croient.

Les flibustiers vont donc encore passer du temps sur le banc des accusés.

FacebookTwitter

FacebookTwitter
A 15:41 dans Internet

Procès de The Pirate Bay : le juge est accusé de partialité

23
AVR
2009
Partager cette actu sur :

Maquillage de pirate
L’impartialité du juge Tomas Norstrom, qui a sévèrement condamné les fondateurs de The Pirate Bay, est remise en cause par ses accointances avec deux associations de protection du copyright.

Après avoir été condamnés à effectuer une peine d’un an de prison ferme et à verser 2,7 millions d’euros de dommages et intêrets, les fondateurs de The Pirate Bay avaient annoncé leur intention de faire appel.

Ils n’avaient cependant sûrement pas envisagé le dernier rebondissement en date : le procès pourrait être rejugé. En effet, l’avocat de Peter Sunde compte inclure cette demande dans l’appel en raison des relations que le juge Norstrom entretient avec les plaignants.

JusticeTomas Norstrom a reconnu être membre de l’association suédoise pour le copyright et de l’association suédoise pour la protection de la propriété industrielle, aux côtés de représentants de l’industrie du disque et du cinéma.

En outre, il a également eu l’occasion de travailler avec l’avocate de l’industrie du film américain dans ce procès, Monica Wadsted, sur des problèmes relatifs aux noms de domaine Internet.

Déguisement de pirate
Ces accointances quelque peu encombrantes font désormais peser le soupçon sur le jugement rendu la semaine dernière. Peter Sunde, porte-parole et fondateur de The Pirate Bay, évoque même « une farce ». Cependant, le juge Norstrom refuse de parler de conflit d’intérêts. La cour d’appel tranchera.

On peut s’étonner de la légèreté dont a fait preuve ici la justice suédoise, prenant le risque de jeter la suspicion sur le procès plus symbolique contre le téléchargement illégal .

FacebookTwitter

FacebookTwitter
A 12:38 dans Internet

Les fondateurs de Pirate Bay condamnés à 1 an de prison ferme

17
AVR
2009
Partager cette actu sur :

Prison CelluleUn an de prison ferme et 30 millions de couronnes de dommages et intérêts : c’est la sentence qui a été rendue à l’encontre de Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm, Peter Sunde et Carl Lundström dans le cadre du procès de The Pirate Bay.

Le procès, mené en Suède contre le site d’échange de torrents The Pirate Bay par l’industrie du disque, du cinéma et du jeu vidéo, avait valeur de symbole pour de nombreux internautes.

Au terme d’une audience de trois semaines, les trois jeunes fondateurs du site, Fredrik Neij, Gottfrid Svartholm et Peter Sunde, ont été condamnés à un an de prison ferme et 30 millions de couronnes (2, 7 millions d’euros) de dommages et intérêts.

La cour a en effet été sensible à l’argument selon lequel The Pirate Bay génèrerait d’importants bénéfices (estimés par l’accusation à 1,2 million de dollars par an) alors même que les fondateurs de la plateforme de peer to peer assurent ne pas posséder d’argent.

Pop up PirateOn notera également que Carl Lundström, riche héritier suédois aux accointances politiques troubles, soupçonné de toucher 8,5 % des revenus de The Pirate Bay, a été condamné au même titre que les fondateurs du site. Tous ont en effet été reconnus coupables d’atteinte à la loi sur le copyright.

Bien que Peter Sunde, sur sa page Twitter, considère la décision de justice comme « un théâtre pour les médias », les accusés ont d’ores et déjà signifié leur intention de faire appel. Rira bien qui rira le dernier.

FacebookTwitter

FacebookTwitter
A 11:16 dans Internet

Procès de Pirate Bay : affaire symbolique ou fin d’une époque ?

16
FEV
2009
Partager cette actu sur :

Lego pirate
Le procès à l’encontre de The Pirate Bay s’ouvre aujourd’hui. Si les responsables du site paraissent confiants, les représentants de l’industrie du cinéma, de la musique et du jeu vidéo ne vont certainement pas laisser passer l’occasion de fermer la baie des pirates.

Le site The Pirate Bay, plateforme bien connue d’échange de liens peer-to-peer, pourrait fermer ses portes une deuxième fois. La justice suédoise a déjà fait fermer le site en 2006, mais celui-ci renaquit de ses cendres grâce à l’activation de serveurs dans d’autres pays du monde. Depuis, le site a connu quelques mésaventures aussi bien au Danemark que dans le pays de Silvio Berlusconi.

logo The Pirate BayToutefois, le procès qui s’ouvre aujourd’hui en Suède pourrait connaître une issue différente. Les quatre responsables du site sont accusés de « promouvoir les violations par d’autres personnes des lois protégeant les droits d’auteur » et risquent jusqu’à deux ans de prison. En outre, les plaignants (Sony BMG, Universal, Warner…) leur réclament près de 10 millions d’euros de dommages et intérêts pour les pertes engendrées par la mise à disposition de liens de fichiers illégaux par The Pirate Bay.

Peter Sunde, l’un des responsables du site et porte-parole, reste malgré tout confiant sur l’avenir de la plateforme : « Pirate Bay n’est plus présent en Suède. Et même si Pirate Bay devait fermer, ce qui est inconcevable, il y aura toujours quelqu’un d’autre qui prendra le relais. » Et avec Btjunkie et autre Mininova, on ne doute pas que la relève est déjà présente…

Il insiste également sur la dimension politique de cette affaire. Les membres du site veulent profiter du procès pour lancer un débat sur le téléchargement et la technologie tandis que la partie adverse souhaite se concentrer sur l’activité seule de Pirate Bay.

Pirate

L’avocate des plaignants, Monique Wadsted, insiste sur le fait que « c’est le procès de quatre personnes qui ont conduit une activité commerciale et qui ont gagné beaucoup d’argent en offrant aux autres la possibilité de faire des copies pirates de grandes productions commerciales, des films, de la musique et des jeux vidéos. » Elle estime que les espaces publicitaires de The Pirate Bay génèrent près de trois millions de dollars par an.

De son côté, Peter Sunde déclare : « Peu importe s’ils demandent plusieurs millions ou un milliard. Nous ne sommes pas riches et nous n’avons pas d’argent à payer. Ils n’auront pas un centime. »

La bataille s’annonce donc rude pendant les trois semaines d’audience à venir. Le procès devrait être enregistré et diffusé sur Internet par le biais d’une télévision suédoise. De même, The Pirate Bay compte sur sa communauté pour couvrir l’évènement. Les responsables du site ont d’ailleurs ouvert un blog pour suivre l’affaire en temps réel et accéder aux comptes-rendus des séances.

Dessin humoristique sur le piratageSi le sort du site est encore inconnu, on se doute que ce n’est pas cela qui endiguera le téléchargement illégal. Les poursuites à l’encontre de mp3.com ou de Napster, il y a quelques années, nous montrent bien que ce n’est pas en s’attaquant à un acteur phare, voire symbolique, que le mouvement recule. Tant que l’industrie culturelle entière ne remettra pas en cause son modèle économique, d’autres se chargeront d’en exploiter les failles.

FacebookTwitter

FacebookTwitter

Articles en relation

comments powered by Disqus