Très haut débit : les régions s’organisent

14
FEV
2012
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Fibre optiqueLes régions PACA et Bretagne avancent dans le dossier du très haut débit. Les deux collectivités feront appel à des syndicats mixtes pour piloter les projets sur le long terme.

Pendant que le Sénat examine le projet de loi des sénateurs Hervé Maurey et Philippe Leroy concernant l’aménagement numérique du territoire, les régions continuent de mettre au point leurs plans de déploiement du très haut débit sur le territoire.

Tout d’abord, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur vient de dévoiler un projet permettant à 70 % de la population de chaque département de profiter du FTTH d’ici 2020. Les 30 % restants bénéficieraient d’un triple play à 10 Mb/s en attendant que la fibre arrive dans tous les foyers pour 2030. Le coût total de ce projet est estimé à 940 millions d’euros.

Pour mener à bien cette mission, la région envisage la création d’un syndicat mixte, qui piloterait le projet sur le long terme, et prévoit d’investir 150 millions d’euros (10 millions d’euros par an sur 15 ans).

Comme tous les foyers ne sont pas égaux devant le débit, il faudra procéder sur plusieurs niveaux. La Région prévoit une montée en débit sur cuivre (hors zone AMII où les opérateurs investiront eux-mêmes) sur 350 à 450 gros sous-répartiteurs représentant 90 000 lignes pour un coût de 50 millions d’euros. Un réseau régional de collecte viendra également compléter l’existant, l’investissement irait de 85 à 150 millions d’euros. Du côté des habitats éloignés, une enveloppe de 2 à 3,5 millions d’euros est prévue pour utiliser le satellite.

Aix-en-Provence marchéLe plus gros effort financier sera consacré à la desserte FTTH des sites prioritaires (lycées, hôpitaux, services publics…) et ceux disposant d’un débit insuffisant (plus de 600 000 prises) qui nécessitera 430 millions d’euros. La Région prévoit un montant équivalent s’il faut ajouter les 659 000 foyers situées en zone AMII mais dont la couverture ne sera effective qu’après 2015.

Le chantier s’annonce complexe pour arriver à fournir du très haut débit à 100 % de la population des départements composant la région PACA. Le communiqué de l’AVICCA rappelle d’ailleurs que « les mécanismes actuels de plafond des aides de l’Etat conduisent à ce que le FSN ne supporterait que 21 % du coût public. On est très loin des taux affichés du Programme national (de 33 à 45% par département en théorie). Cet écart est également constaté sur les projets d’autres collectivités. »

En Bretagne, la feuille de route d’une première phase du déploiement du très haut débit vient d’être adoptée. Pas moins de 400 millions d’euros seront nécessaires pour arriver au bout des quatre thèmes de développement choisis :

  • Equilibre : La Région veut éviter un déséquilibre trop important entre les grandes agglomérations (où les opérateurs investiront) et les villes moyennes. 170 millions d’euros seraient donc prévus pour couvrir 85 000 prises en très haut débit dans une douzaine de villes.
  • Cohésion : Afin de ne pas creuser la fracture numérique, les zones rurales bénéficieront également du très haut débit selon le principe « une prise rurale pour une urbaine ». Un budget maximum de 170 millions d’euros serait alloué pour installer 85 000 prises.
  • Economie, Connaissance, Services : Une enveloppe de 30 millions d’euros sera engagée pour permettre aux entreprises et aux services publics de bénéficier du très haut débit.
  • Montée vers le très haut débit : Pour les foyers au débits insuffisants ne pouvant attendre l’arrivée du FTTH, 30 millions d’euros seront consacrés à la montée en débit sur 200 sous-répartiteurs.

BretagneComme pour la région PACA, un syndicat mixte pilotera le projet. En ce qui concerne le financement, 80 millions d’euros viendraient de l’Europe et 62 millions de l’Etat. La répartition entre les collectivités territoriales reste à définir (région, département et EPCI).

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