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Nerim prend position sur le VDSL2

23
OCT
2012
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logo NerimNerim prend position dans le débat concernant le VDSL2. L’opérateur se montre plutôt optimiste par rapport aux résultats des tests qu’il a effectué mais il tempère également l’enthousiasme autour de cette technologie.

La question du VDSL2 divise les opérateurs. Certains voient en cette technologie un nouveau relais pour prolonger la vie du fil de cuivre tandis que d’autres estiment qu’il est trop tard pour miser sur le VDSL2 à l’heure où le FTTH se montre le plus performant.

Nerim s’invite dans le débat via un communiqué de presse simplement intitulé « La vérité sur le déploiement du VDSL2 en France ». L’opérateur rappelle que le lancement de cette nouvelle technologie n’est pas prévu avant l’automne 2013. Il faut avant tout qu’elle soit validée par le comité d’experts, dont fait partie Nerim.

DSLAML’opérateur a procédé à des tests en laboratoire et se montre plutôt satisfait des résultats. Il indique : « Testé à 900 mètres du DSLAM, le VDSL2 permet d’exploiter le cuivre à 40 Mb/s en download et 7 Mb/s en upload ». Par contre, au-delà de 1,4 km du DSLAM, les performances entre VDSL2 et ADSL2+ sont similaires. La technologie VDSL2 est donc surtout intéressante pour les lignes inférieures à 1 km, « soit 10 % des abonnés », précise Nerim.

Cyril de Metz, président de Nerim, se montre perplexe sur le gain possible du VDSL2 : «  Nous avons été surpris des résultats de certains moteurs d’éligibilité de la concurrence qui annoncent des débits du VDSL2 très optimistes sur des distances longues : jusqu’à 150 Mbit/s en download. Il est illusoire de croire que le VDSL2 remplacera la fibre optique. »

Outre cette limitation, l’opérateur rappelle que le VDSL2 est sensibles aux perturbations magnétiques dans les réseaux denses. Cela peut donc poser des problèmes de stabilité sur ces accès mais également avoir des conséquences néfastes sur les autres connexions. Le déploiement du VDSL2 ne pourra donc être effectif que si ces obstacles sont surmontés.

Nerim confirme qu’il est aujourd’hui capable d’apporter du VDSL2 sur Paris et une partie des Hauts-de-Seine mais reste prudent sur l’efficacité d’un tel déploiement. On en vient même à se demander si cette technologie n’apporte aujourd’hui pas plus de problèmes qu’elle n’en résout.

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