A 14:00 dans Fibre optique, xDSL

Fibre optique : Altitude Infrastructure soutient les zones fibrées

22
MAR
2016
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La semaine dernière, à Deauville, avaient lieu les Etats généraux des RIP dans le cadre du programme France Très Haut Débit. Altitude Infrastructure y était présent pour défendre le statut de zones fibrées.

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Lors des Etats généraux des RIP qui ont eu lieu à Deauville, David El Fassy, PDG d'Altitude Infrastructure, a salué l'annonce de la FIRIP concernant la création du statut de "zone fibrée". Ce statut, s'il voit le jour, obligera les communes a abandonner leur réseau cuivre. La mise en place du label zone fibrée devrait être facilitée par la loi "République Numérique" d'Axelle Lemaire. Cette dernière aurait pour objectif de mettre fin à la concurrence de l'ADSL en favorisant l'activation des prises FTTH sur les territoires équipés.

Les opérateurs nationaux traînent des pieds

Lors de cet événement, David El Fassy a pointé du doigt les tergiversations des grands opérateurs à se positionner sur les RIP et précise vouloir être « le poil à gratter des grands opérateurs, autrement dit, celui qui prend suffisamment de parts de marché pour finir par les faire réagir ». D'après Cyril Luneau, Directeur des relations avec les collectivités locales Groupe d'Orange, "la définition et la mise en oeuvre de ces zones fibrées sont complexes, mais Orange va prendre part au groupe de travail et contribuer aux cotés de toutes les parties prenantes."

Zones fibrées : OCEN contre OCEL

Le PDG d'Altitude Infrastructure annonce également la volonté de créer un nouveau terme pour désigner les grands opérateurs locaux. En opposition à OCEN pour Opérateur de Communications d'Envergure Nationale, il entend que désormais on parle d'OCEL afin de désigner les Opérateurs de Communications d'Envergure Locale.

Les OCEL agissent localement mais ont une réelle ambition nationale. Leur objectif est de prendre des parts de marché aux grands fournisseurs d'accès, jusqu'à atteindre un taux de pénétration d'au moins 20% : seuil à partir duquel, théoriquement, le territoire bascule au FTTH selon Thomas Gassiloud, PDG de Wibox.

1 Gb/s pour concurrencer les opérateurs nationaux

David El Fassy rappelle que « le succès de la démarche repose sur la qualité de l'offre que les petits opérateurs sont en mesure de proposer sur les RIP ». Raison pour laquelle, Altitude Infrastructure déclare proposer dès à présent aux foyers concernés, un réseau FTTH à 1 Gb/s. Une performance qui prouve que les RIP n'ont rien à envier à Orange, SFR, Bouygues et Free.

Alsace : un RIP de 375 000 prises FTTH

Aujourd'hui, de nombreux territoires ont compris l'enjeu du déploiement de leur propre réseau. Dans la Manche, la pré-commercialisation des prises FTTH vient de débuter et dans le Doubs 5 000 nouvelles prises ont été vendues. Pendant ce temps en Alsace, la mise en place du projet Rosace (plus gros RIP français avec 375 000 prises) suit son cours.

Altitude Infrastructure est confiante sur l'avenir des RIP en France, plus particulièrement dans les zones où le cuivre ne procure pas de débit suffisant : « Aujourd'hui, dans les zones où le débit DSL est faible, les abonnés se ruent sur la fibre. A Vaux-et-Chantegrue, un village du Doubs comptant environ 340 foyers, le taux de pénétration atteint plus de 50%. Il est équivalent sur le réseau Resoptic (Moselle), dans les zones où l'ADSL ne dépasse pas 4 Mb/s ».

Pour David El Fassy rappelle que le statut de "zone fibrée" est l'élément-clé qui accélérera la transition du cuivre vers la fibre optique. Enfin ce statut devrait inciter les grands opérateurs à commercialiser leurs offres sur les réseaux d'initiative publique.

   

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