A 16:47 dans Institutions, Mobile

5G : des expérimentations dès cette année dans 9 villes françaises

17
JAN
2018
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L’Arcep lance un guichet 5G pour tester la future technologie mobile. 9 métropoles hexagonales ont été retenues pour accueillir les premiers tests.

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5G : l'Arcep lance une phase de testsLyon, Bordeaux, Nantes, Lille, Le Havre, Saint-Étienne, Douai, Montpellier et Grenoble : voici les neuf villes retenues par le régulateur des télécoms pour conduire des expérimentations sur la future norme de téléphonie mobile. Une liste constituée sur la base des fréquences disponibles dans ces agglomérations sur la bande 3400-3800 MHz, l’une des deux sections du spectre identifiées comme adaptées à la 5G, avec la bande 26 GHz. Mais qui n’est « pas exhaustive », précise l’Arcep : « les acteurs intéressés sont invités à contacter l'Autorité s'ils envisagent de déployer des réseaux dans d'autres gammes de fréquences ou d'autres zones géographiques ».

Pilotes 5G : tous les acteurs invités

Pour prendre part à l’expérimentation, une seule adresse : 5G@arcep.fr, où pourront être soumis les projets de déploiements de tous les « acteurs de la chaîne de valeur » des télécoms. Opérateurs, bien sûr, mais aussi « tous les ‘verticaux’ (acteurs industriels, d'infrastructures à connecter, etc.) ».

Il s’agit ici de fédérer tous ces protagonistes autour de la technologie d'avenir, mais aussi d'« obtenir de premiers retours d’expérience » qui serviront notamment au régulateur pour « la préparation de la procédure d'attribution des futures autorisations 5G ». Pour ce faire, l’Arcep rappelle qu’elle peut d’ores et déjà « délivrer des autorisations d'utilisation de fréquences, à titre transitoire ».

Réflexions en cours

La 5G va donc pouvoir entrer dans le concret en France, tandis que les réflexions se poursuivent. Du côté de l’Europe, qui a lancé en 2016 un plan d’action 5G, et présenté il y a peu une première feuille de route pour son déploiement sur le continent.

Calendrier 5G europe

Du côté du gouvernement, également, avec le lancement en décembre dernier d'une consultation des acteurs du marché visant, là aussi, à élaborer une feuille de route « visant à soutenir le développement et le déploiement de ces technologies ». Enfin, l’Arcep n’est pas en reste, et s’attelle à « des travaux portant sur les conditions de déploiement de la 5G » pour anticiper l’impact des innovations relatives au futur standard, susceptibles de « modifier significativement la manière de déployer un réseau mobile. »

La France en retard sur la 5G ?

Les choses s’accélèrent donc en France. Elles ont déjà bien avancé ailleurs : ainsi les premiers lancements commerciaux sont annoncés aux Etats-Unis d’ici à fin 2018 par AT&T et Verizon, tandis que les pays asiatiques annoncent des tests grandeur nature lors de leur Jeux Olympiques. Tokyo en 2020, et surtout Pyeongchang pour ses JO d’hiver en février, ou Korea Telecom entend faire montre de son savoir-faire, en partenariat avec Intel.

En Europe, aussi, les expérimentations se multiplient (voir ici ou par exemple). Côté français, on n’entend pas brûler les étapes : « Après cette phase de pilotes, une attribution de fréquences pourra avoir lieu. Mais pas avant 2020 », tranche ainsi Sébastien Soriano dans un entretien aux Echos. Interrogé sur un potentiel retard français, le patron de l’Arcep dégaine, rappelant que les standards de la 5G ne seront établis « qu'au printemps prochain. D'ici là, tous ceux qui disent qu'ils font de la 5G, ce n'est rien d'autre que de la communication ».

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