A 11:29 dans SFR

L’Autorité de la concurrence enquête sur SFR-Numericable

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AVR
2015
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L’Autorité de la concurrence aurait le nouvel opérateur en ligne de mire concernant les conditions du rachat de SFR par Numericable l’année dernière.

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Perquisitions et mise sous scellé aux sièges de SFR et Numericable

Hier, l’Autorité de la concurrence a fait une descente dans les bureaux des sièges de SFR (à Saint-Denis) et de Numericable (à Champs-sur-Marne) simultanément. Elle a procédé à la perquisition et à la saisie des disques durs des membres du comité exécutif et de l’ensemble des ordinateurs du pôle exécutif. Elle a déclaré à l’AFP «avoir mené des opérations de visite et de saisie dans le secteur des télécoms». Elle a également placé certains bureaux sous scellé selon les dires des syndicats, qui ont ensuite été confirmés par une photo prise par nos confrères de zamanfrance.fr. Elle se serait ensuite dirigée vers les pôles Marketing des sièges.

photo sous scellé

La fusion SFR-Numericable en question

La raison de cette importante opération de perquisition, qui a tout de même duré quelques heures, concerne les conditions de rachat de SFR par Numericable l’année dernière. Ce que l’Autorité de la concurrence cherche à savoir, c’est si les deux opérateurs auraient entamé leur fusion avant d’en avoir le plein droit. L’enquête aurait débuté à la suite de plaintes portées par des concurrents auprès de l’Autorité de la concurrence. Des offres sur le fixe auraient été lancées dès le mois de novembre, à peine quelques semaines après la fusion, un délai bien trop court pour établir des offres selon les plaignants.

En effet, la date officielle de la fusion entre les deux opérateurs était le 27 octobre 2014. Avant celle-ci, les discussions étaient permises, bien qu’il leur fût interdit de procéder à des étapes de fusion quelles qu’elles aient été.

Quels risques pour l’opérateur ?

Si l’Autorité de la concurrence venait à confirmer les faits, SFR-Numericable pourrait être amené à payer une amende allant jusqu’à 5% de son chiffre d’affaires, soit près de 570 millions d’euros. La fusion quant à elle ne sera pas remise en cause quelle que soit l’issue de l’enquête, une aubaine pour le nouvel opérateur qui doit jongler entre restructuration des offres existantes avant la fusion et contentieux avec ses fournisseurs. La fusion entre les deux opérateurs ne cesse de faire parler d’elle depuis que Patrick Drahi, propriétaire d’Altice, a remporté la course au rachat de SFR contre Martin Bouygues, pour plus de 13 milliards d’euros.

Source : LeMonde
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