SFR et Bouygues Telecom officialisent la mutualisation de leurs réseaux mobiles

3
FEV
2014
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La mutualisation des réseaux mobiles de SFR et de Bouygues Telecom est désormais officielle. Après plusieurs mois de négociations, les deux opérateurs viennent de publier les détails de cet accord. Ils partageront donc leurs équipements en 2G, 3G et 4G sur une zone représentant 57% de la population.

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Un réseau couvrant 57% de la population L’accord de mutualisation permettra à Bouygues Telecom et SFR de couvrir l’ensemble du territoire français dans les 32 plus grosses agglomérations de France de plus de 200 000 habitants, soit 57% de la population. Avec 15 606 antennes 3G pour SFR et 10 528 pour Bouygues Telecom, le partage des réseaux pourra permettre aux deux opérateurs d’améliorer de manière significative la couverture du pays. La mutualisation doit aboutir en 2017.

Observatoire ANFR - 3G

Investir dans le très haut débit mobile logo 4GL’un des objectifs de cette mutualisation est aussi d’investir dans la 4G. Grâce aux économies réalisées avec cet accord, les deux opérateurs pourront préparer l’avenir et accélérer le déploiement de la 4G. La mutualisation des réseaux mobiles « doit permettre à Bouygues Telecom et à SFR de relever les défis que représentent l’explosion des nouveaux usages en Internet mobile et l’investissement dans les réseaux à très haut débit » souligne Bouygues Telecom dans son communiqué de presse. Un accueil favorable de l’ARCEP L’ARCEP se dit favorable à l’accord signé entre SFR et Bouygues Telecom. Le gendarme des télécoms tient cependant à souligner qu’ « il convient toutefois de vérifier, concrètement, que plusieurs conditions sont remplies. Tout d’abord, les opérateurs doivent rester autonomes les uns des autres, en matière stratégique et commerciale. Il convient ensuite de s’assurer que l’accord n’aura pas pour effet d’évincer certains concurrents du marché. Enfin, l’accord doit conduire à améliorer les services apportés aux utilisateurs, en matière de couverture et de qualité de service. Ces progrès devront en particulier pouvoir être mesurables et vérifiables au cours du temps ». Free et Orange : quel avenir ? Pour le moment, Free et Orange n’ont pas commenté cet accord. Les deux opérateurs ont déjà signalé leurs craintes en évoquant une possible « concentration » qui pourrait les mettre en danger. Attaqueront-ils cette mutualisation devant les Autorités de la Concurrence ? La réponse ne devrait pas tarder.

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