A 15:05 dans Mobile, Orange

Orange : la 4G sans arrêt sur le TGV Paris-Rennes dès cet été

28
AVR
2017
Partager cette actu sur :

Orange relève le défi de la 4G « sans couture » sur la nouvelle LGV Paris-Rennes. Lancement prévu dans deux mois.

FacebookTwitterGoogle+

En plus d’être réduit de plus de 30 mn, le trajet en TGV entre Paris et Rennes sera intégralement couvert en 4G « sans couture » par Orange dès le 2 juillet prochain. A cette date, Rennes se rapprochera grandement de Paris grâce à une nouvelle section à grande vitesse de 182 km entre Le Mans et le chef-lieu de la région Bretagne.

Un projet d’envergure, chiffré à 3,4 milliards d’euros, qui s’étend sur trois départements : la Sarthe, la Mayenne et l’Ille-et-Vilaine. Et qui doit permettre aux voyageurs de gagner jusqu’à 37 mn sur cette liaison. Le Paris-Rennes pourra alors s’effectuer en 1h27. Parallèlement, Orange s’est attelé à un autre « défi » : proposer une couverture 4G de bout en bout à ses clients sur ce nouveau trajet. L’occasion aussi d’améliorer la desserte des territoires environnants.

Orange ouest lance la 4G sur la LGV Paris-Rennes

De g. à d. : Simon Chiarisoli (directeur Ingénierie réseaux mobiles d’Orange Ouest), Pierre Jacobs (directeur Orange Ouest), Wilfrid Stellatelli (directeur du déploiement mobile Orange Ouest)

Projet au long cours

Il s’agit d’un « moment important », insiste Pierre Jacobs, directeur d’Orange Ouest : ce fameux 2 juillet marquera non seulement le « rapprochement » de Paris et Rennes, mais, pour les équipes de l’opérateur, la concrétisation d’une initiative engagée il y a trois ans. Celle-ci a mobilisé une équipe projet d’une dizaine de personnes et impliqué en tout quelque 100 employés de l’entreprise et des milliers d’heures de travail, de la R&D d'Orange Labs à l’intervention technique en passant par les réseaux.

Résultat : la création de 59 sites sur le tronçon Le Mans-Rennes et la mise à niveau en 4G d’une trentaine d’autres pour être en mesure d’assurer une desserte « sans couture », c’est-à-dire sans aucun décrochage (hors tunnels).

« Défi technique »

Orange : pylône 4G pour la LGV OuestPour ce faire, il a fallu positionner une antenne tous les 3 km. Le minimum pour assurer la continuité de la connexion de l’usager, qui, à 300 km/h, passe d’une antenne à l’autre toutes les 18 secondes, explique Simon Chiarisoli, directeur Ingénierie réseaux mobiles d’Orange Ouest.

D’où la nécessiter de densifier le maillage, via des sites 4G créés en partenariat avec TDF ou propriété de l’opérateur. C'est le cas du pylône ci-contre, une structure de 40 m de haut implantée sur la commune de Louverné (53), à 600m de la nouvelle ligne.

La grande vitesse était évidemment l’une des difficultés techniques majeure à surmonter. S’y ajoutait la structure des rames de TGV, responsable d’un effet cage de Faraday peu propice à la pénétration des ondes électromagnétiques. D’où la nécessité de privilégier les fréquences basses : 800 MHz pour la 4G et 900 MHz pour la 3G. Le tout assorti de fréquences supplémentaires pour faire face à un autre obstacle potentiel : l’apparition de pics de trafics au passage d’une rame et les importantes variations de charge qui en découlent pour les antennes.

La 4G d'Orange avant le wi-fi de la SNCF

Le tout permettra donc à l’opérateur de faire bénéficier ses clients, particuliers et professionnels, d’une desserte 4G « confort » sur l’ensemble du trajet, en exclusivité pendant 9 mois. Libre aux autres opérateurs de se positionner ensuite sur les nouveaux sites crées pour proposer un maillage équivalent. Le réseau Orange serait donc le seul qui permettra de rester connecté à Internet dans le Paris-Rennes initialement. La SNCF, qui avait annoncé l’arrivée de son propre service gratuit de « Wi-fi on board » sur cette ligne mi-2017, a depuis reporté le lancement à la fin de l’année.

Cela restera toutefois une solution alternative qui ne soutient pas la comparaison face à une couverture 4G en continu comme celle promise par Orange, qu’il s’agisse du débit ou des usages. Le service TGV Connect comportait en effet lors de son lancement sur Paris-Lyon, un fair-use de quelques centaines de Mo et affichait des débits assez modestes. L'idée étant avant tout de satisfaire les besoins de communication les plus élémentaires en garantissant suffisamment de bande passante pour tous. Les clients Orange, eux, devraient n'être limités que par l'enveloppe de leur forfait. Et bénéficieront d’un autre avantage : la continuité non seulement de l’Internet mobile, mais aussi du service voix, notoirement souffreteux sur la section Le Mans-Rennes.

Un confort dont pourront également profiter les clients de l’opérateur sur Nantes-Paris en 2018, annonce au passage Pierre Jacobs. Et déjà disponible sur plusieurs grands axes comme Paris-Marseille, couvert en 4G depuis le 26 février. Sur la section Paris-Lyon, notamment, le renforcement de la couverture avait porté ses fruits, selon les mesures de nPerf.

La couverture 4G améliorée en Mayenne

Sur l'axe Le Mans-Rennes, un déploiement d’une telle envergure constituait également une belle opportunité de densifier la couverture des zones rurales environnantes, notamment en Mayenne. En tout cas lorsque cela était possible, précise Wilfrid Stellatelli, directeur du déploiement mobile Orange Ouest, puisqu'il faut aussi composer avec les contraintes topographiques. Ainsi certains des équipements déployés par l’opérateur permettent de combiner rayonnements « pincés », qui couvrent un faisceau étroit dirigé vers le tracé du TGV, et rayonnement plus ouvert afin de couvrir certains territoires, à l’image de la commune de Louverné, toute proche du pylône ci-dessus.

Ces nouvelles pièces du puzzle 4G mayennais liées à la LGV, ajoutées à celles posées dans le cadre d’autres programmes, doivent déboucher sur une amélioration sensible du taux de couverture, explique l’opérateur. 90% de la population du département devrait ainsi bénéficier de sa desserte en très haut débit mobile d’ici à fin 2017, contre 72,5% en 2016 et 55,9% en 2015.

FacebookTwitterGoogle+

Articles en relation

comments powered by Disqus