A 10:13 dans SFR

SFR et les syndicats trouvent un accord pour la suppression de 5 000 postes

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AOÛ
2016
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SFR cherche à faire des économies. L’opérateur de Patrick Drahi et les syndicats majoritaires ont signé hier un accord sur un plan de départs volontaires avec pour objectif la suppression de 5 000 postes d’ici à juin 2019. Au-delà, des licenciements seront à prévoir. Ce plan devrait coûter entre 600 et 800 millions d’euros à SFR mais lui ferait économiser 400 millions d’euros par an.

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Les finances de SFR se dégradent, l'opérateur au carré rouge a perdu 41 millions d'euros au premier trimestre et le chiffre d'affaires est en baisse de 6%. Après le rachat de SFR par Numéricable, des postes se sont retrouvés en doublon et la direction souhaite désormais rationaliser ses effectifs en supprimant 5 000 postes, soit un tiers des 14 300 que compte l'opérateur.

Trois phases jusqu'en 2019

Après des jours de négociations, les syndicats CFDT et UNSA, majoritaires dans l'entreprise, ont signé un plan en trois phases qui commencera dès cette année pour se terminer en 2019. Les départs seront volontaires, les licenciements secs n'interviendront que si l'objectif des 5 000 postes n'est pas atteint.

1 000 postes en moins dans les boutiques

La première phase commencera dès cette année avec la suppression de 1 000 postes sur les 4 600 de la filiale distribution, c'est-à-dire les employés des 800 boutiques que compte SFR. Si Patrick Drahi s'était engagé, lors du rachat, à ne pas licencier avant le 1er juillet 2017, les Espace SFR n'étaient pas inclus dans l'accord.

L'UNSA se félicite d'avoir sécurisé les employés de province : « Les salariés dont le poste sera supprimé mais qui ne veulent pas quitter le groupe pourront être reclassés dans le bassin d’emploi concerné », explique Fabrice Pradas, délégué central du syndicat auprès de nos confrères du Monde.

Se positionner ou partir

Une deuxième phase interviendra du 1er janvier au 30 juin 2017 où SFR mettra en place un plan de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) et présentera son plan de développement. Une fois annoncé en septembre prochain, les salariés devront se positionner, ou non, dans le nouvel organigramme, sur le même poste ou un nouveau avec une formation à la clef.

La troisième phase de ce plan est la mise en œuvre de cette nouvelle organisation en juillet 2017 jusqu'en 2019 et la possibilité pour les salariés qui le souhaitent de quitter l'entreprise avec un chèque correspondant à 2,5 mois de salaire par année d'ancienneté.

Un appel à la grève pour le mois de septembre

Au-delà, des licenciements secs pourraient intervenir pour atteindre l'objectif des 5 000 postes en moins. « Nous avons obtenu une extension de garantie de l'emploi jusqu'en 2019 » se félicite Choukrane Abdelkader, délégué syndical UNSA auprès des Échos.

« Une clause a été introduite précisant que si des changements substantiels intervenaient dans le monde des télécoms, comme le rachat d'un opérateur par un autre, les conditions seraient levées et ils peuvent faire un plan social », regrette Sana Iffach, déléguée syndicale centrale CFE-CGC, syndicat qui n'a pas signé l'accord. Tout comme la CFE-CGC, la CFTC et la CGT qui prévoient un appel à la grève pour la mi-septembre.

Source : Les Échos et Le Monde
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