A 11:00 dans

La BNF s’ouvre à Wikisource

9
AVR
2010
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Wikisource logoLa BNF n’exclut aucune piste dans sa recherche de partenariats pour la numérisation de son patrimoine. Ainsi, après avoir ouvert des discussions avec Google, la bibliothèque nationale entreprend une collaboration avec Wikisource.

On sait qu’en matière de numérisation des oeuvres, l’argent est au coeur de la question. C’est pourquoi la BNF, qui n’a pas les moyens de numériser seule la totalité de ses fonds patrimoniaux, cherche à nouer des alliances, notamment avec Google.

Néanmoins, devant le tollé provoqué à la simple mention du nom de l’entreprise californienne, le gouvernement a mis en place une commission présidée par Marc Tessier, chargée d’explorer les différentes pistes pour la numérisation de la bibliothèque nationale.

Dans ses conclusions, la commission Tessier préconisait la mise en place d’une plateforme unique en ligne, lieu de partenariats public/privé.

Or, la BNF vient à nouveau de trouver une solution pour diminuer les coûts de numérisation. En effet, l’établissement public utilise un procédé de transcription automatique des oeuvres, qui permet la recherche directe dans le texte mais qui occasionne des erreurs sur certains ouvrages anciens.

Afin de corriger ces erreurs, la BNF va faire appel au projet collaboratif de l’association Wikimédia, déjà à l’origine de Wikipédia, Wikisource.

Livre page caractères
Ce sont alors des internautes bénévoles qui corrigeront les oeuvres numérisées, en échange de quoi, 1 400 textes en français, issus de Gallica et tombés dans le domaine public, viendront grossir les ressources de Wikisource, qui compte déjà plus de 50 000 textes.

A priori, cette collaboration avec une association à but non lucratif ne devrait pas provoquer l’ire du milieu éditorial français, à moins que Wikisource ne soit pas jugée suffisamment digne de confiance pour réaliser la tâche qui lui incombe désormais.

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