Diffusion TV : M6 trouve un accord avec tous les opérateurs sauf Free

18
JAN
2018
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Le feuilleton des renouvellements d’accords de distribution TV touche à sa fin pour M6. Ne reste plus qu’à convaincre Free.

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Groupe M6Le dossier avait fait grand bruit au printemps dernier : TF1, et, dans son sillage, M6, avaient brandi la menace d’une coupure de signal pour les clients des opérateurs, faute d’un nouvel accord sur les droits de distribution de leurs chaînes. Alors que la TV occupe une place de plus en plus importante dans les offres Internet, les deux groupes de médias estimaient que les accords en place ne reflétaient plus la juste valeur de leurs contenus.

Des prétentions qui n’avaient guère plu aux intéressés, Orange en tête. Son patron Stéphane Richard s’était montré inflexible :

« Est ce que l'utilisateur, vous et moi, va payer pour regarder TF1 ? C'est ça la question », avait-il grincé. Parce que si on ne demande pas [à l'utilisateur] de payer, cela signifie en fait qu'on prend du pognon - excusez-moi... -, chez l'opérateur pour le verser dans la poche de TF1... »

Tout en laissant entendre que, dans l’histoire, les groupes d’audiovisuel auraient plus à perdre qu’à gagner en allant jusqu’à se retirer des offres des opérateurs, principaux pourvoyeurs de leurs programmes. La balle était donc dans leur camp.

Pluie d’accords chez M6

Si la hache de guerre n’est pas enterrée entre Orange et TF1 – une procédure lancée l’été dernier est toujours en cours – le climat a toutefois commencé à se détendre. Avec, coup sur coup, deux accords du côté de SFR Altice, avec TF1, puis M6 qui permettent à l’opérateur de proposer à ses clients les services enrichis des deux chaînes de TV : replay prolongé, nouvelles options de contrôle du direct, avant-premières, « season stacking » (intégralité d’une saison disponible d’emblée comme sur Netflix) et autres exclusivités.

M6 n’a pas perdu son temps, puisque le groupe annonce aujourd’hui dans Les Echos une salve d'accords avec Orange, Bouygues et Canal +. Seul Free, pas non plus convaincu par ce type de deal, manque à l’appel. Mais «  il n'y a pas de raison qu'on ne trouve pas un nouvel accord », confie au quotidien économique Nicolas de Tavernost, patron de M6.  « De toute manière, glisse-t-il, si Free ne souhaite plus reprendre nos chaînes et services, chacun en tirera les conséquences ».

Le petit groupe qui monte va en tous cas pouvoir commencer à démultiplier les potentialités de son offre de chaînes gratuites (M6, W9, 6ter) et payantes (Paris Première, Teva, Girondins TV…). Enjeu : se positionner dans la course à la délinéarisation et résister aux assauts de Netflix, menace désignée. Mais aussi mettre en place de nouveaux dispositifs de publicité ciblée afin de réactiver la machine à recettes.

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