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Mobile : la qualité de service s’améliore selon l’Arcep, Free à la traîne

22
JUIN
2017
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L’Arcep se penche sur les performances des opérateurs en 2017 dans une enquête sans précédent. Bilan : du mieux en zone rurale et un Free distancé sur l’Internet mobile.

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Le régulateur des télécoms s’est livré pendant plus de trois mois à une campagne de mesures aussi exhaustive que possible sur l’ensemble du territoire. Tous les départements ont ainsi été passés au peigne fin en début d'année, des zones denses aux zones rurales, à l’intérieur et l’extérieur des bâtiment et sur les différents axes de transports. Résultat : plus d’un million de relevés en 2G/3G/4G à travers la France.

L’ensemble permet à l'Arcep de livrer les derniers chiffres de couverture de la population et du territoire, et surtout de déterminer la qualité de service par réseau mobile pour les usages les plus communs : voix, SMS et Internet mobile (navigation, transfert de fichiers et lecture de flux). Si, sur les deux premiers, les performances sont à peu près équivalentes quel que soit le réseau et les lieux, d'importantes disparités perdurent sur l’Internet mobile.

Couverture 4G : le coup de collier de SFR et Bouygues

L’Arcep en profite pour faire le point sur la desserte 4G proposée par les opérateurs en avril 2017. Si, en matière de couverture de la population, trois réseaux frisent les 90%, devant Free à 80%, le tableau est moins rose en termes d’emprise sur le territoire. « Aucun opérateur ne couvre plus des deux tiers du territoire avec cette technologie », rappelle le régulateur, qui « veillera donc à ce que les opérateurs maintiennent leurs efforts » dans ce domaine.

Couverture des opérateurs avril 2017 selon Arcep

Une vigilance qui commence d’ailleurs à porter ses fruits, puisque tous les opérateurs ont augmenté d’au moins 20 points leur taux de couverture du territoire en 4G. Avec une mention spéciale à SFR, qui, en déployant à tour de bras, est passé de la dernière place en 2016 (21%) à la première cette année (59%). Juste derrière, Bouygues se glisse aussi devant Orange au terme d'une progression de 28 points en un an.

Les débits en hausse, même en zone rurale

Les efforts des deux opérateurs sont salués par l’Arcep, qui voit là l’explication de la progression des débits observée sur tout le territoire. Y compris sur les zones les moins denses, où, là encore, SFR se paie le luxe de dépasser Orange. L’opérateur historique reste quant à lui le leader incontesté de l’Internet mobile en zones intermédiaires et urbaines, avec des débits moyens compris entre 30 et 45 Mb/s en réception et 10 et 15 Mb/s en émission.

Arcep : Internet mobile par réseau

Free reste quant à lui loin derrière sur les performances en Internet mobile, et de plus en plus loin à mesure que la densité de population baisse (voir ci-dessus). L’Arcep souligne ainsi les « résultats sensiblement moins bons sur un grand nombre d’indicateurs » pour la marque de Xavier Niel vis-à-vis de ses concurrents.

L'opérateur affiche en outre des performances significativement inférieures à celles relevées en 2016, en particulier sur la navigation web. Un différentiel qui s'explique peut-être par l'extension du périmètre de la nouvelle campagne de mesures sur la partie lieux de vie, avec 100 000 mesures par zone au lieu de 50 000 l'an passé.

Transports : l’Arcep étend ses mesures

Les lacunes de Free sur l’Internet mobile sont aussi particulièrement visibles sur le volet transport. Sur les routes, en train ou en métro, l’opérateur affiche des taux de réussite faméliques en navigation web (chargement d’une page en moins de 10 secondes). 10 à 35% selon les modes de transport, quand ses concurrents affichent 70 à 90% (hors métro).

Arcep : Couverture 4G free et orange dans les transports

Des chiffres d’autant plus impitoyables pour Free qu’ils portent désormais sur un périmètre largement étendu dans cette nouvelle campagne : toutes les autoroutes et 20 grandes routes nationales, tous les TGV, tous les Intercités + 50 TER (que l'on peut vérifier en détail sur le site dédié monreseaumobile.fr).

Rien d’étonnant, finalement, puisque l’application de ce crible plus resserré conduit logiquement l’Arcep à se pencher sur des axes de transport traversant des zones moins denses. Là où, justement, Free conserve un retard important sur ses trois concurrents. Parti plus tard qu’eux, le quatrième entrant va devoir mettre le paquet sur son déploiement 4G pour ne pas rester l’opérateur des villes et des utilisateurs sédentaires.

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