A 16:57 dans Corse, Fibre optique, RIP

La Corse vise le 100% fibre d’ici 5 ans en confiant son réseau public à SFR

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JUIL
2018
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Les élus corses ont choisi SFR pour raccorder 160 000 locaux en fibre optique sur le réseau d’initiative publique de l’île.

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Corse Numérique fibreL’ïle de Beauté sera 100% fibre d’ici cinq ans : ainsi en a décidé l’Assemblée de Corse, en validant le choix de SFR Collectivités pour réaliser le chantier. Il s’agira pour la filiale d’Altice de couvrir l’intégralité de la zone d’initiative publique en FttH d’ici 2022, soit près de 160.000 locaux. L’opérateur au carré rouge a eu le dernier mot au terme d'une procédure qui l'a vu distancer Orange dans la dernière ligne droite.

275 millions d’euros pour SFR

La Collectivité territoriale de Corse avait fait le choix d’une Délégation de service public portant sur la conception, la construction et l’exploitation du réseau. Avec plusieurs tranches, dont une, ferme, prévoyant la construction de 30 000 prises sous trois ans, et deux, optionnelles, portant sur respectivement 30 000 et 100 000 prises supplémentaires. Eric Ferrari, directeur de Corse Numérique, nous explique que la proposition de SFR a conduit à l’affermissement de ces tranches optionnelles, que l’opérateur s’engage à réaliser d’ici cinq ans.

A l’issue de cette période, 100% des foyers et entreprises corses seront raccordés en FttH. Le tout sur un réseau passif, alimenté par un catalogue de services « unique en tout point du territoire ouvert à tous les opérateurs », précise la collectivité de Corse.

SFR déploiera la fibre en Corse

A cette fin, SFR investira 275 millions d’euros, permettant de limiter la participation publique à 52 millions d’euros, dont 17,6 millions pour les collectivités corses. Dans la droite ligne, donc, des dernières attributions, qui ont vu la part privée significativement augmenter, permettant de limiter l’effort des territoires.

DSP sous surveillance

Les engagements formulés par SFR étaient tels qu’il était « impossible de refuser » cette offre, indique Gilles Simeoni, président de l’exécutif insulaire. Qui n’en a pas pour autant oublié d’assurer ses arrières, en obtenant plusieurs garanties de la part de l'opérateur, et en faisant entrer la Caisse des dépôts au capital de la société dédiée au déploiement. Un système de pénalités est aussi prévu, « qui rend plus coûteux pour SFR de ne pas exécuter le contrat que de l’exécuter ». Plafonnées à 20 millions d'euros, elle prévoient, sur le seul volet construction, 2 millions d'euros par an avec un maximum de 10 millions sur la durée de la concession, et la possibilité de résilier la DSP si le seuil de 2 millions est atteint. Un ensemble de précautions visant à lever les réticences suscitées par certaines expériences passées sur l'île.

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