SFR et Bouygues peuvent utiliser le 2,1GHz en 4G

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19
JUIN
2017
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Comme constaté sur le dernier Observatoire ANFR en mai, Bouygues Telecom est autorisé par l’ARCEP, tout comme SFR, à utiliser sa fréquence 3G en 2 100 MHz pour améliorer la qualité des réseaux mobiles 4G…

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ARCEP

L’ARCEP vient d’autoriser SFR et Bouygues Telecom à utiliser la bande 3G en 2.1GHz en 4G. Une réallocation des fréquences remarquée lors du dernier Observatoire des déploiements mobiles de l’ANFR sur mai 2017. L’ARCEP nous avait bien confirmé être en train d’étudier ces demandes effectuées par les deux opérateurs.

Comme rappelé par l’Autorité de Régulation des télécoms français, cette bande 2,1 GHz était historiquement utilisée par les réseaux 3G des opérateurs mobiles français. D’ailleurs, le même principe de refarming avait été utilisé sur la bande 1 800 MHz 2G en 2016 pour une utilisation en 4G…

De la 3G à la 4G : vers du refarming des sites 2,1GHZ ?

Attribuée pour la première fois en 2001, on peut dénombre actuellement 33 855 sites 3G en 2 100 MHz :

  • 16 404 sites actifs chez Orange
  • 14 452 supports en service chez SFR
  • 11 430 sites activés pour Bouygues Telecom
  • 8 490 supports actifs chez Free Mobile

On parle ici de la bande 2,1 GHz en mode FDD, qui correspond aux fréquences 1920 - 1980 MHz et 2110 - 2170 MHz.

Déploiement sites 2.4GHz ANFR

La bande 2 100 MHz pour améliorer la 4G

Alors que le déploiement de la 4G se poursuit, avec Bouygues et SFR qui effectuent le gros des efforts ces derniers mois, améliorer les réseaux passe aussi par une optimisation de l’existant. Au-delà de la couverture, la qualité du réseau demande également un renforcement, avec la 4G+ qui est de plus en plus présente dans les grandes agglomérations.

Sans surcoût, pour les clients disposant d’un forfait 4G et d’un smartphone compatible, la 4G+ apporte de gros avantages. Non seulement la vitesse des débits peut être largement supérieure, mais la puissance et la stabilité du signal 4G s’en trouve aussi améliorée. Des vitesses jusqu’à 300 Mbps sont déjà disponibles.

Et des annonces à plus de 500 Mbps pour 2018, et 1 Gbps pour 2019 ont déjà été réalisées par SFR. Cela passera par l’utilisation justement de cette bande de fréquences.

L’agrégation de fréquences pour booster la 4G

Allocation des fréquences ARCEPL’utilisation de plusieurs fréquences pour renforcer la 4G de base est déjà couramment utilisée. On parle de 4G+, voire de 4G UHD ou 4G jusqu’à 300 Mbps chez certains opérateurs.

Avec cette validation de l’ARCEP, Bouygues Telecom et SFR peuvent désormais modifier leurs utilisations de fréquences en bande 2,1 GHz. Désormais pour pouvoir y déployer la 4G. Bouygues Telecom, et progressivement Orange et SFR, utilisent également le réseau LTE avec des box. Ceci afin de proposer des solutions 4G fixe (4G box, 4G Home…).

Voici qui devrait répondre partiellement à l’augmentation massive de la consommation data en mobilité. Une tendance amplifiée par celle due à ces box en 4G fixe.

En outre, cette phase de transition de boost 4G est une étape transitoire vers l’arrivée de la 5G en 2020.

Free Mobile et Orange invitée à faire de même

L’ARCEP conclut cette annonce par une invitation aux deux autres opérateurs à lui adresse une demande identique. Un petit coup de pression supplémentaire pour Orange et Free mobile. Une piqûre de rappel. Surtout pour le second, afin de respecter les engagements de couverture de la population et des territoires en LTE.

Et le 900 MHz ?

Il est aussi intéressant de noter que l’ARCEP a analysé la mise en oeuvre du cadre juridique de la levée des restrictions technologiques dans les bandes 2,1 GHz en mode FDD mais aussi sur le 900 MHz. Sa conclusion est : « Il apparaît […] prima facie qu’aucun motif ne soit de nature à justifier le maintien de restrictions technologiques dans les autorisations d’utilisations de fréquences des bandes 900 MHz et 2,1 GHz ».

Les acteurs ont confirmé l’analyse de l’Autorité avec dans la synthèse d’une consultation publique en date du 31 mars 2015 : « Les contributeurs estiment, comme l’Autorité, qu’il n’existe pas de motifs justifiant le maintien des restrictions technologiques dans les bandes 900 MHz et 2,1 GHz. La plupart des contributeurs partagent également l’analyse de l’Autorité selon laquelle une levée des restrictions technologiques n’impose pas de mesures correctrices relatives à un rééquilibrage des fréquences attribuées dans les bandes 900 MHz et 2,1 GHz. ».

Le 900 MHz, ce sont plus de 32 000 sites actifs concernés en métropole en UMTS !

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