A 9:20 dans Téléphonie

L’UFC-Que Choisir dénonce les forfaits 3G illimités

2
JUIL
2010
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logo ufc que choisirCe n’est pas la première fois que l’UFC-Que Choisir pointe du doigt les forfaits des opérateurs mobiles. Dans une enquête publiée en ligne, l’UFC-Que Choisir révèle que 41 % des usagers de la technologie 3G sont mécontents de leur connexion. L’insatisfaction porte sur deux points : la lenteur du réseau et son bridage. L’association de défense des consommateurs tire la sonnette d’alarme et en appelle aux pouvoirs publics.

Homme en colère Mobile L’association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir empêche les opérateurs de téléphonie de tourner en rond. Après Free qui vient d’être condamné pour la facturation de sa hotline, l’UFC-Que Choisir dénonce les forfaits mobiles avec Internet illimité. Dans sa récente enquête publiée sur son site, l’association révèle un taux d’insatisfaction des usagers de la 3 G extrêmement élevé. 41 % des abonnés sont mécontents de la connexion 3G de leur téléphone mobile.

Allemagne cellphoneSi les offres annoncent une connexion 3G, le plus souvent les consommateurs se retrouvent en mode Edge ou GPRS, beaucoup plus lent. De plus, lorsqu’ils sont connectés en 3G, ils ne bénéficient jamais du débit optimal. 59% des sondés estiment que leur connexion ne dépasse jamais plus de 1Mps alors que la 3G+ autorise théoriquement un débit de 7,2 Mbps.

Des forfaits Internet illimité, qui n’ont d’illimité que le nom

Factures L’enquête dénonce aussi la nature même des offres. Quels sont les utilisateurs de la technologie 3G qui n’ont pas remarqué que l’Internet sur téléphone mobile n’offrait par les même possibilité que l’Internet classique ? Comment est il possible de dire que l’accès est illimité dès lors que l’usage est bridé ? En effet, l’accès à la VoIP est proscrit, le téléchargement banni, parfois même le téléchargement de pièce jointe est impossible, sans parler des newsgroup et du Peer to Peer.

Ensuite, peut-on parler d’illimité quand votre forfait vous restreint la quantité de données transférables à quelques centaines de mégaoctets par mois (ce qui peut occasionner quelques surprises sur la facture). Bouygues Telecom, qui interdirait aux possesseurs de forfaits  illimités le téléchargement de fichiers de plus de 5 mégaoctets sans les avertir, est clairement montré du doigt.

Avec de tels désagréments, il n’est pas anormal que 41 % des consommateurs soient mécontents. Pour l’UFC-Que choisir, ces résultats édifiants sont la conséquence d’une politique commerciale mensongère. Face à l’ampleur du phénomène, l’association de défense des consommateurs a saisi les pouvoirs publics pour leur demander un encadrement de l’Internet illimité. Ses exigences portent sur :

  • l’usage du terme « Internet », qui ne doit être utilisé que pour désigner un accès complet à tous les contenus disponibles sur la toile.
  • l’usage du terme « illimité » qui ne doit pas être attribué à des offres soumises à des quotas de données.
  • une réelle transparence des opérateurs envers leurs clients en leur fournissant « une information claire et précise sur les caractéristiques du service (vitesse,couverture, saturation des réseaux…). »

Quand on sait que, depuis cette année, le trafic de données a dépassé le trafic voix, on espère que de telles exigences ne restent pas un voeu pieu.

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