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4G : Paris se dirige-t-elle vers un réseau unique d’antennes relais ?

16
OCT
2012
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Personne en train de téléphoner avec un téléphone mobile à Paris avec la tour EiffelAprès des mois de négociations avec les quatre opérateurs, la mairie de Paris est sur le point de publier sa charte de la téléphonie mobile. Toutefois, ce documents ne fait l’unanimité des élus de la Capitale. Deux adjoints au maire de Paris, René Dutrey (EELV) et Mao Péninou (PS) souhaite que la ville aille plus loin en matière de réglementation en plaidant pour un réseau unique.

Le déploiement de la 4G à Paris est un véritable casse-tête. Alors que la ville est sur le point d’entériner sa charte sur la téléphonie mobile mise au point avec les quatre opérateurs après un an de tractations, deux élus, René Dutrey d’Europe Ecologie Les Verts et Mao Péninou adjoint PS au maire de Paris ont publié une tribune dans le JDD pour dénoncer les limites de cette charte et pour réclamer l’instauration d’un réseau unique.

Après avoir rejeté la demande de la Fédération Français des Télécoms qui demandait l’augmentation du seuil d’émission à 10 voire 15V/m alors que la mairie l’avait fixé à 2V/m, les quatre opérateurs et la ville de Paris sont parvenus à un accord. Désormais, Orange , SFR, Bouygues Telecom et Free ne pourront dépasser 5 à 7 V/m. De plus, la nouvelle charte garantit un nouveau mode de calcul du niveau d’exposition basé sur le protocole de mesure de l’Agence Nationale des Fréquences et la ville s’engage à effectuer un campagne de 400 mesures chaque année.

analyseur de champ éléctromagnétique , appareil de mesure d'onde et de détectionMalgré ces avancées, les adjoints au maire de Paris attirent l’attention des Parisiens sur les limites de l’action de la mairie notamment en raison du cadre réglementaire national et européen. De plus, ils rappellent que le déploiement des réseaux de téléphonie mobile soulèvent deux problèmes : l’impact sur la santé et le modèle concurrentiel du déploiement des antennes relais.

Prônant une réduction des émissions d’ondes électromagnétiques, ces deux élus se disent favorables à une mutualisation des sites et des antennes confiée à un opérateur public et l’interopérabilité entre les réseaux. Pour montrer la faisabilité de ce projet, ils n’hésitent pas à mettre en avant l’accord d’itinérance entre entre Free et Orange. « Les avantages d’un réseau unique et interopérable d’antennes relais sont multiples : Il répond pleinement à l’objectif de rationalisation et d’optimisation des réseaux existants. Ce réseau unique pourrait exploiter les fréquences laissées vacantes par les différents opérateurs sans risque d’interférence. Il pourrait également prioriser l’installation d’antennes sur les sites les plus appropriés (toits hauts, sans vis-à-vis) et réduire le besoin d’émission, contribuant ainsi à minimiser l’exposition subie par les riverains. » précisent les deux élus parisiens.

Pour atteindre cet objectif, René Dutrey et Mao Péninou demandent des réformes au niveau national et européen. Il semblerait que le débat sur le Traité européen se soit aussi invité dans le domaine de la téléphonie mobile. Avec sa ratification, il y a de fortes chances pour que leur demande reste un vœu pieu. Cependant, un nouveau débat est ouvert.

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