A 11:40 dans Téléphonie

Edito : quel avenir pour les acteurs de la téléphonie mobile ?

2
MAI
2013
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Mobile futuristeCes deux dernières années ont été marquées par un grand virage dans la téléphonie mobile. La chaîne de valeur s’est déplacée, les attentes des abonnés ont évolué et les modes de consommation et de souscription ont changé. Les acteurs doivent s’adapter, que ce soit un constructeur comme Nokia, des opérateurs ou encore des distributeurs comme nous le voyons avec The Phone House. Tout le monde va-t-il pouvoir suivre cette évolution ?

Il y a 10 ans, on devine que beaucoup d’entre vous avaient déjà un téléphone dans leur poche. On devait compter une grande majorité de Nokia, notamment le fameux 3310, plusieurs Alcatel One Touch, et, pour les plus branchés, un Sony-Ericsson avec fonctions multimédia.

Aujourd’hui, Nokia est très minoritaire. Alcatel One Touch n’est plus qu’un souvenir. Sony s’est séparé d’Ericsson mais tente de sauver les meubles dans un marché dominé par Samsung et Apple, deux acteurs qui n’étaient même pas sur ce secteur il y a 10 ans.

Magasin The Phone HouseLes constructeurs ne sont pas les seuls concernés par cette évolution rapide du secteur. Opérateurs et distributeurs doivent redoubler d’efforts pour suivre le mouvement. Du côté des distributeurs, The Phone House a tenté une diversification mais la récente annonce de la fermeture progressive de ses points de vente l’an prochain laisse présager un avenir sombre pour l’enseigne.

Du côté des opérateurs, cette transformation du secteur s’est accentuée avec l’arrivée de Free Mobile. Le quatrième entrant n’est pas la cause du bouleversement du secteur, il en est simplement l’une des incarnations : catalogue simplifié, abondance des communications, présence uniquement en ligne…

D’autres ont choisi de prendre le contrepied de certaines tendances. François-Xavier Goudemand, directeur de Afone Mobile, nous confie qu’il souhaite clairement miser sur son réseau de boutiques pour se démarquer. Le MVNO vient de lancer un forfait illimité à 16,99 €/mois dans ses 400 points de vente et entend bien grignoter les parts de marché des opérateurs traditionnels. Pour le dirigeant, le web ne peut pas tout centraliser et on ne peut que lui donner raison.

Ceux qui prédisaient le boom des courses alimentaires en ligne l’attendent encore. Même chose pour les services bancaires ou les assurances, quelques acteurs parviennent à capter une clientèle seulement en ligne mais une bonne part du marché passe par des points de vente physiques.

Futur avec boule de cristalLa seule certitude qu’on a est que le secteur du mobile évolue très rapidement. On ne sait pas encore à quel stade le marché sera dans 5 ans mais une chose est sûre, il faudra se montrer très réactif pour ne pas être relégué au rang de vestige du passé.

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