A 12:00 dans Téléphonie

Licence 3G : à quoi doit-on s’attendre ?

18
SEP
2009
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Sarkozy mobile
L’arrivée d’un nouvel opérateur mobile nourrit le débat politique. Les propos du chef de l’Etat, en totale contradiction avec la procédure que l’Etat a lui-même lancé, donnent lieu à de nombreuses interrogations.

L’attribution de la quatrième licence mobile donne lieu à des retournements de situation mais également de veste. Un mois après le lancement de l’appel à candidatures, Nicolas Sarkozy met en doute l’intérêt d’un nouvel opérateur. Pourquoi le chef de l’Etat brouille-t-il les pistes ? Essayons d’y voir plus clair.

Si la contradiction n’est pas une nouveauté dans les propos de Nicolas Sarkozy, la tactique employée pourrait avoir plusieurs répercussions. Si l’on en croit ces déclarations, ce qui serait valable dans le domaine de la grande distribution (mesures favorisant la concurrence) ne le serait plus dans le secteur des télécoms. En fait, l’Etat se retrouve coincé entre plusieurs enjeux dans ce dossier.

Mobile en orPremièrement, la vente des trois lots de fréquences devrait rapporter près d’un milliard d’euros à l’Etat. Cette somme serait plutôt utile par les temps qui courent. De plus, favoriser la concurrence dans le domaine de la téléphonie permettrait aux foyers français de mieux équilibrer leur budget multimédia et de relancer la consommation sur un autre secteur de dépenses… Au hasard, la musique ?

Le problème est que l’arrivée d’un nouvel opérateur devrait influer sur la rentabilité des acteurs déjà présents. En conséquence, les actionnaires de France Télécom, Vivendi ou Bouygues pourraient faire les frais de cette baisse de rentabilité. Et qui trouve-t-on dans l’actionnariat de France Télécom ? L’Etat français, à hauteur de 23,44 %.

Facture téléphonie mobile
L’Etat se retrouve donc en train de fragiliser ses propres investissements. L’arrivée d’un nouvel opérateur a donc de quoi laisser sceptique Nicolas Sarkozy : si la vente des lots apporte un peu d’argent frais, l’affaiblissement des marges des opérateurs mobiles aura des conséquences sur les dividendes engrangés par l’Etat.

Quand le président a déclaré « le prix le plus bas n’est pas forcément le meilleur », il a oublié d’ajouter « pour les caisses de l’Etat » .

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