A 15:51 dans TV

Résultats Vivendi au premier semestre : Canal+ veut y croire

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Vivendi affiche de bons résultats au 1er semestre 2017, mais essentiellement grâce à Universal. Côté Canal, les affaires se redressent, mais péniblement.

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Si le groupe Canal+ limite la casse sur le chiffre d’affaires total (-2,4%) au S1 2017, il peut dire merci à l’international (+6,6%) ainsi qu’aux accords de distribution avec Orange et Free. Des deals qui permettent de contenir le repli du CA France à 5,3% sur un an (à 1,54 milliard d’euros), malgré une nouvelle baisse du parc payant direct, passé sous les 5 millions à fin juin.

Moins de 8 millions d’abonnés au total

Ainsi, les résultats de Vivendi pour le S1 2017 révèlent que la fonte de la base d’abonnés directs de Canal+ a accéléré derechef au 2e trimestre : -154 000 par rapport au T1 et -466 000 sur un an, à 4,984 millions. Dans le même temps, le groupe gagnait 56 000 clients sur les offres Livebox fibre Famille By Canal et Freebox Révolution avec TV by Canal Panorama.   Résultats Vivenid et Canal S1 2017

Insuffisant, malgré tout, pour se maintenir au-dessus du seuil des 8 millions de clients bénéficiant d’une offre Canal au détail ou via leur opérateur (7,984 millions). Les chiffres du 3e trimestre seront à cet égard instructifs, puisqu’ils permettront de jauger l’impact du nouveau bouquet Start by Canal proposé en bonus avec les nouvelles offres Bbox Miami+ de Bouygues Télécom.

Deuxième trimestre « performant »

En attendant, les données publiées hier s’inscrivent peu ou prou dans le droit fil des précédents trimestres, et n’incitent guère à l’optimisme. Mais ils ne doivent pas éclipser les « premiers signes d’amélioration », tient à nuancer la chaîne cryptée. Celle-ci souligne notamment le ralentissement de la baisse du chiffre d’affaires au T2, par ailleurs « particulièrement performant » en termes de rentabilité. Le groupe Canal+ a en effet doublé son Ebita (bénéfices avant intérêts, impôts et amortissement) à 114 millions d’euros sur la période. Un résultat somme toute modeste au regard des performances historiques du groupe, mais qui lui permet d'atteindre 171 millions d'euros à la fin du semestre. Dans les clous, donc, de son objectif de 350 millions d’euros en année pleine.

Coup de fouet sur les abonnements au T3 ?

Pour y arriver, la filiale de Vivendi compte notamment sur un effet de volume. Elle profitera par exemple du « doublement de ses recrutements sur un an en août 2017 », porté par la reprise d’une Ligue 1 qu’on dit revigorée par l’effet Neymar. A cela s’ajoute le positionnement de la « plupart des nouveaux abonnés » sur une offre avec engagement de 24 mois – au tarif bien plus avantageux – qui doit contribuer à limiter l’impact négatif des résiliations.

Vivendi et Canal+ : Premier semestre 2017

Reste qu’à fin juin, le taux de désabonnement poursuivait son irrésistible ascension, à 17,6% contre 15,4% un an plus tôt. Pour compenser ces départs , la présence de la marque sur les box de non plus deux, mais trois des quatre principaux opérateurs via ses bouquets maison, permettra peut-être d’attirer de nouveaux clients.

« Création de valeur »

Elle ne contribuera guère, en revanche, à redresser sa marge, divisée par deux fin 2016 suite à l’arrivée des formules Canal à petit prix chez Orange et Free, et même enfoncée à 4% au 1er trimestre (contre une marge brute de 11 à 12% auparavant). Avant de rebondir à 7,2% à fin juin, sous l’effet de la « création de valeur » impulsée par ses offres de détail. Ainsi, indique le groupe, « 2/3 des nouveaux abonnés prennent au moins un pack optionnel », avec un ARPU (revenu mensuel moyen par abonné) « supérieur à celui de ses offres précédentes ».

Dans le même temps, la base d’abonnés existante engendre « une plus forte création de valeur via un meilleur équilibre entre ARPU et volume », insiste Vivendi. Face à l’amenuisement continu de la base d'abonnés directs à Canal, le groupe s’estime ainsi bien parti pour faire mieux avec moins, tout en optimisant son exposition aux clients potentiels via ses bouquets opérateurs.

L’heure du bilan

Le plan de transformation en France « produit des résultats concrets », conclut donc le groupe de médias, même si les chiffres livrés hier ne permettent guère de discerner une inflexion tangible pour le moment. Un an après la refonte de l’offre commerciale, les résultats du 3e trimestre seront à n’en pas douter riches d’enseignements. Au printemps dernier, Vincent Bolloré, patron de Vivendi, s’était du reste donné cette échéance pour voir remonter les résultats de Canal+, tandis que son directeur général Maxime Saada la voyait « sur la voie d’un redressement significatif (…) en France » à l'issue du T3. L’heure du premier bilan n’est donc plus très loin.

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