A 14:33 dans Réseaux

5G : gouvernement et Arcep sonnent la mobilisation

17
JUIL
2018
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Le gouvernement a présenté hier les grandes étapes du déploiement de la 5G sur le territoire d’ici à 2020, et sollicité les industriels pour qu’ils se saisissent de l’enjeu.

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Les pouvoirs publics le répètent à l’envi : la 5G est un enjeu stratégique sur lequel la France n’entend pas se laisser distancer. Un impératif martelé hier par les représentants du gouvernement Delphine Gény-Stephann, pour l’Économie et les Finances, Mounir Mahjoubi, pour le Numérique, accompagnés de Sébastien Soriano, président de l’Arcep.

Tous ont souligné la nécessité, pour les industriels de s’emparer d’ores et déjà du nouveau réseau afin d’en explorer les possibles. « Etre en retard sur la 5G n’est pas une option », a ainsi prévenu le patron de l’Arcep, en insistant sur l’importance de son « appropriation par les acteurs économiques ». De leur côté les deux secrétaires d’Etat sonnaient la mobilisation générale en appelant des industriels que l'on sent encore frileux « à innover, à expérimenter, à se saisir de la technologie 5G ».

22 projets pilotes 5G

L’occasion de rappeler l’ouverture par l’Arcep du guichet « pilotes 5G » en janvier dernier, par lequel des autorisations d’utilisation des fréquences à titre transitoire peuvent être délivrées. Celles-ci ont déjà été fournies dans plusieurs villes (Belfort, Bordeaux, Douai, Grenoble, Lannion, Lille, Lyon, Marseille, Nantes, Sophia-Antipolis et Toulouse), pour des tests impliquant opérateurs, équipementiers et autres acteurs de la recherche (CEA-Leti, b-com).

expérimentations 5G France

A quoi viennent de s’ajouter 11 nouvelles expérimentations en Ile-de-France, portant notamment sur le véhicule connecté. Côté opérateurs, elles impliquent Bouygues, SFR et Orange, lequel a communiqué dans la foulée sur de prochaines expérimentations à Paris (Opéra), Châtillon (Orange Gardens) et sur un circuit à Linas-Monthléry.

Une feuille de route…

Soit 22 projets pilotes à date, qui doivent déjà permettre de tester des « cas d’usages concrets de la 5G ». Ces expérimentations constituent le premier jalon de la feuille de route esquissée hier. Etapes suivantes : « attribuer de nouvelles fréquences 5G et avoir un déploiement commercial dans au moins une grande ville dès 2020» , puis « couvrir les principaux axes de transport d’ici 2025 ». Des échéances qui apparaissaient déjà dans la feuille de route de l’UE, publiée en décembre dernier. Si les premiers terminaux compatibles 5G sont attendus dès 2019, ce n’est bel et bien qu’en 2020 que l’on pourra assister aux premiers lancements commerciaux.

… et quatre chantiers

Afin d’attirer les industriels, reste à leur offrir de la visibilité. C’est ce que le gouvernement et l’Arcep se sont efforcés de faire hier en détaillant leur action dans les prochains mois sur quatre « chantiers prioritaires ». Où l’on retrouve les indispensables libération et attributions des fréquences dévolues à la 5G : 3,4-3,8 GHz et 26 GHz, d’ici à fin 2020, ainsi que la bande 1,5 GHz. Une consultation publique sur les modalités d’attribution et les obligations des récipiendaires sera lancée en octobre 2018.

Un deuxième chantier s’inscrit dans la continuité du dispositif pilote, et consiste à « mobiliser les acteurs » qu’intéresseront au plus haut point les nouvelles possibilités offertes par la 5G. Start-ups, mais aussi acteurs de la « chaîne de valeur » de différents domaines : agriculture, véhicule connecté, industrie seront consultés afin de « nourrir les réflexions sur le format et les conditions des futures attributions de fréquences », précise le programme de travail de l’Arcep.

Un troisième axe prioritaire porte sur la question du déploiement, qu’il s’agisse de la disponibilité du réseau FttH pour raccorder les stations de base, ou sur les conditions d’implantation de relais 5G ou de small cells dans l’espace public.

Enfin, un dernier volet vise à « assurer la transparence et le dialogue sur les déploiements et l’exposition du public ». Sont déjà anticipées les réticences face à une densification des champs électromagnétiques dans l’espace public. L’ANFR et l’Anses seront ainsi mises dans la boucle dès l’étape des pilotes 5G pour examiner la problématique de l’exposition aux ondes. Dans son programme de travail, l’Arcep évoque aussi les besoins d’information sur la 5G en direction du grand public, et annonce un « événement 5G » programmé pour le premier semestre 2019.

Consulter les communiqués de Bercy et de l'Arcep sur la feuille de route 5G

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