Au bout de combien de jours la garantie vol peut-elle s'arrêter ?
Il n'existe pas de durée légale valable pour tous les assurés. Dans une fiche publiée le 16 juillet 2025, France Assureurs indique que la plupart des contrats multirisque habitation prévoient une suspension de la garantie vol après 60 ou 90 jours d'inhabitation, selon le contrat.
Une autre fiche de France Assureurs, plus ancienne puisqu'elle date du 15 février 2021, évoque des périodes allant de 40 à 90 jours, en une ou plusieurs fois au cours d'une même année. Il faut donc regarder précisément ce que prévoient vos conditions générales et particulières.
Et l'inhabitation ne signifie pas simplement que vous êtes parti en vacances. France Assureurs parle d'une période pendant laquelle ni l'assuré, ni sa famille, ni une personne autorisée ne réside dans le logement. La présence réelle d'un proche pendant votre absence peut donc changer la situation, selon la manière dont votre contrat comptabilise les jours d'inoccupation.
Alarme, volets, serrure : les obligations commencent parfois après 12 heures
Il ne faut pas confondre la clause d'inhabitation avec les mesures de sécurité exigées par certains contrats. Ces dernières peuvent s'appliquer beaucoup plus rapidement, parfois dès 12, 15 ou 24 heures d'absence.
Plusieurs protections peuvent être demandées :
- une porte d'entrée équipée de deux systèmes de fermeture ;
- des volets résistants, grilles ou barreaux sur les fenêtres facilement accessibles ;
- l'utilisation de tous les dispositifs de fermeture prévus au contrat ;
- un système de détection d'intrusion lorsque l'assureur l'exige.
Vous pouvez donc être encore très loin des 60 ou 90 jours d'inhabitation tout en devant déjà respecter certaines consignes pour conserver l'intégralité de votre garantie vol.
Une alarme suffit-elle à rester assuré ?
Non. Une alarme peut faire partie des protections exigées par l'assureur, mais elle ne supprime pas à elle seule une clause d'inhabitation.
Encore faut-il que l'équipement installé corresponde aux exigences du contrat. Certains assureurs peuvent demander une certification particulière, comme NF&A2P. Délivrée conjointement par CNPP Cert. et AFNOR Certification, elle atteste notamment de la performance et de la fiabilité des équipements après des essais et des audits.
Un kit connecté acheté dans le commerce ne répond donc pas forcément aux mêmes critères qu'une alarme certifiée. Notre guide consacré aux normes des alarmes permet de mieux comprendre ces différences.
Télésurveillance ou alarme connectée pour une longue absence ?
Pour une résidence secondaire ou un logement qui reste souvent vide, la télésurveillance offre une protection plus complète. L'intérêt est simple : l'alerte peut être prise en charge même si vous êtes dans l'avion, sans réseau ou simplement loin de votre téléphone.
Lorsqu'une alarme se déclenche, le centre de télésurveillance effectue une levée de doute. Il cherche à vérifier qu'il ne s'agit pas d'une fausse alerte, par exemple par téléphone, écoute à distance ou consultation d'images lorsque le système le permet. Si l'intrusion est confirmée ou fortement suspectée, la procédure d'intervention prévue par le service est déclenchée.
Pour une longue absence, pensez aussi à vérifier la présence d'une batterie de secours et d'une connexion mobile en cas de coupure d'électricité ou d'Internet.
Les alarmes avec télésurveillance impliquent en revanche un abonnement mensuel et parfois des frais d'installation ou de matériel. Une alarme sans abonnement coûte surtout à l'achat, mais c'est à vous de recevoir les alertes et de réagir.
Trois vérifications avant de fermer la porte
Avant une absence prolongée, vérifiez dans votre contrat :
- la durée maximale d'inhabitation applicable à la garantie vol ;
- les moyens de protection obligatoires et à partir de quelle durée d'absence ils doivent être utilisés ;
- les démarches à effectuer auprès de l'assureur si votre logement doit rester vide longtemps.
Une alarme renforce la protection de votre logement et peut répondre aux exigences de votre assureur. Mais elle ne garantit pas à elle seule votre indemnisation : en cas de cambriolage, c'est le contenu de votre contrat qui aura le dernier mot.